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L’IMANOR peine à faire reconnaître son label

L’institut devra encore se battre à l’international pour la reconnaissance de son label halal, attribué selon la NM 08.0.800. Il lui est notamment conseillé d’intégrer les sociétés savantes pour le hisser au niveau des standards internationaux.


Et de trois pour l’IMANOR ! L’Institut marocain de normalisation a organisé, mardi 20 décembre à Casablanca, la 3e édition du Forum halal Maroc (FOHAM), sous l’égide du ministère du Commerce, de l’industrie, de l’investissement et de l’économie numérique et du ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime, et en présence de ses partenaires, notamment le ministère chargé du Commerce extérieur, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), l’Établissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE), l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX) et le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC).

Cette année encore, même si le thème du FOHAM a changé pour porter sur «L’importance du secteur halal pour le développement économique», son objectif est demeuré pareil, à savoir : sensibiliser les opérateurs marocains concernés sur les enjeux et les opportunités du marché halal au niveau mondial, et favoriser l’échange et le partage d’expérience sur la certification halal et ses avantages en tant qu’outil permettant d’intégrer ce marché. C’est ainsi qu’après la remise de certificats et trophées à une trentaine d’entreprises, ce qui porte le nombre total d’entreprises marocaines, labellisées halal par l’IMANOR à ce jour, à 90 et 300 produits dans l’agro-alimentaire et le cosmétique, les experts nationaux et étrangers invités ont animé deux panels. Dans le premier, l’assistance a fait connaissance avec le potentiel et les conditions d’accès au marché des pays du Golfe, mais également avec le système émirati de reconnaissance des certificateurs halal et les exigences halal pour l’accès au marché saoudien. Tandis que dans le second panel, il a été fait étalage des différents aspects du marché halal local à travers ses opportunités, sa promotion commerciale à l’export et ses difficultés. Comme il a été rappelé, le marché mondial du halal a un énorme potentiel. Il compte 6 milliards de consommateurs, génère un chiffre d’affaires de 450 milliards d’euros (environ 4 500 milliards DH) et enregistre une croissance annuelle moyenne de 10%.

En plus des boissons et aliments -qui pèsent pour 1,3 billion de dollars sur un marché du halal estimé à 2,3 billions de dollars- le marché halal se développe de plus en plus sur d’autres domaines, comme la cosmétique, la pharmacie, l’habillement et les services de restauration, la logistique hôtelière et bancaire. Pour saisir ces importantes opportunités, l’ASMEX, qui a créé en son sein un Club halal export, demande aux pouvoirs publics de dédier un budget à ce secteur qui mérite également de figurer désormais dans les accords commerciaux conclus par le Maroc. L’IMANOR devra également se battre à l’international pour la reconnaissance de son label halal, attribué selon la NM 08.0.800, pour booster les exportations marocaines. Pour ce faire, il lui est conseillé d’intégrer les sociétés savantes créées dans les quatre coins du monde pour hisser son label au niveau des standards internationaux. Se faisant, l’apposition de ce dernier sur les emballages des produits, made in Morocco à l’export, prendra tout son sens !. 

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