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Impacts économiques de la Guerre en Ukraine : les banques activent le nouveau plan d’aide

A l’issue d’une réunion entre, notamment, le ministère des finances, Bank Al-Maghrib, CGEM, GPBM ou encore Tamwilcom, il a été décidé de nouvelles mesures de soutien aux entreprises face au choc lié à la guerre en Ukraine et aux difficultés d’approvisionnement. Ces aides sont désormais disponibles dans les réseaux bancaires. 

Ce mardi, les yeux seront braqués sur la Banque centrale qui tient son premier conseil de politique monétaire de l’année. Depuis la dernière réunion, en décembre, le contexte a significativement évolué. Pour exemple, le litre de gasoil a augmenté pratiquement de 2 DH, à près de 12 DH, alors que celui de l’essence dépasse 14 DH.


La flambée des cours des matières premières et les difficultés d’approvisionnement ont des répercussions lourdes sur l’économie et bouleversent le quotidien des ménages et des entreprises. Face à une nouvelle situation inédite, après celle du coronavirus, le gouvernement renouvelle son soutien aux entreprises.

Depuis ce lundi, le dispositif d’aide, approuvé le 10 mars dernier, est opérationnel dans les réseaux bancaires. Le relèvement du plafond d’engagement de garantie de Tamwilcom, de 10 millions par opération et 20 millions sur une même entreprise (Damane Atassyir et Damane Istitmar) à respectivement 15 millions et 30 millions de DH, va permettre aux entreprises de couvrir des financements jusqu’à 50 millions de DH contre 33 millions de DH auparavant.

Pour atténuer la pression sur la trésorerie, les banques vont par ailleurs procéder à de nouvelles opérations de rééchelonnement de dette, jusqu’à 3 ans dont un différé pouvant atteindre 1 an. Qui dit rallonge de la durée de remboursement, dit également évolution des conditions tarifaires. Un surcoût de 0,25% l’an pour une rallonge d’une année et 0,5% entre 2 ans et 3 ans est fixé.

«Ce surcoût concerne le rééchelonnement des crédits Oxygène et Relance et vise à éviter un effet d’aubaine pour ceux qui n’en n’ont pas strictement besoin», explique un banquier. En contrepartie de ce soutien, les entreprises s’engagent à ne pas distribuer de dividendes ni à rémunérer ou rembourser les comptes courants d’associés pendant la période de différé des crédits rééchelonnés.

Frank Fagnon / Les Inspirations ÉCO


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