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Finances publiques : Le déficit du Trésor poursuit son allègement

À fin avril dernier, le déficit du Trésor s’est établi à 19,9 MMDH contre 21,2 MMDH une année auparavant. Comptes spéciaux du Trésor, recettes de l’IS, TIC… plusieurs rubriques y ont contribué.


Les finances publiques sont en nette amélioration. Selon les statistiques de la Trésorerie générale du royaume (TGR), le déficit du Trésor s’est établi à 19,9 MMDH, contre 21,2 MMDH à fin avril 2015. Une embellie qui s’explique principalement par la bonne performance des Comptes spéciaux du Trésor (CST) qui affichent, au terme des quatre premiers mois de l’année, un solde positif de 6,9 MMDH contre 4,2 milliards un an auparavant. Notons que ces recettes incluent les versements des pays du Conseil de coopération du Golf qui s’élèvent à 1,6 MMDH. Plus globalement, les recettes ordinaires ont enregistré une petite hausse de 1,2%. Ainsi, les recettes douanières ont augmenté de 8%: les droits de douane ont bondi de 19,2%, la TVA à l’importation de 6,2% et la taxe intérieure de consommation (TIC) sur les produits énergétiques de 5,4%.

La TIC sur les tabacs manufacturés a également enregistré une hausse de 18,2% tandis que les autres TIC ont augmenté de 7,4%. Suivant la même tendance, la fiscalité domestique s’est bien comportée au terme des quatre premiers mois de l’année. Ainsi, l’impôt sur les sociétés (IS) s’est amélioré de 14,4%. Une hausse qui s’explique en grande partie par le bon comportement, durant l’année 2015, des résultats de certaines grandes entreprises (OCP, ANRT, BCP, CIH, SODEP, cimenteries, …).

De son côté, l’impôt sur le revenu (IR) a augmenté de 14,4% ou 1,7 MMDH, grâce notamment au «changement du mode de recouvrement de l’IR dû par les contribuables dont le revenu professionnel est déterminé selon le régime du résultat net réel ou celui du résultat net simplifié», explique la TGR. En revanche, les recettes non fiscales ont connu une forte diminution de 57% : 3,4 MMDH à fin avril 2016 contre 7,9 MMDH un an auparavant. La raison principale est la baisse de 92,9% des recettes de monopoles (276 MDH contre 3,9 MMDH). Côté dépenses, les engagements à fin avril, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 195,8 MMDH, représentant un taux global d’engagement de 46% contre 43% à fin avril 2015. Le taux d’émission sur engagements a été de 71%, soit le même niveau un an auparavant.

Les dépenses émises au titre du budget général ont été de 116,1 MMDH à fin avril 2016, en hausse de 4,4% par rapport à leur niveau à fin avril 2015 et ce, en raison de l’augmentation de 14,5% des charges de la dette budgétisée. Les remboursements du principal ont augmenté de 17,5% (20,1 MMDH contre 17,1 MMDH), tandis que les intérêts de la dette ont connu une hausse de 9,9% (12,5 MMDH contre 11,4 MMDH). Les dépenses d’investissements ont, de leur côté, fait un bond de 16,3% : elles se sont établies à 23,7 MMDH à fin avril 2016 contre 20,4 MMDH un an auparavant. Les seules rubriques qui ont connue une baisse sont les dépenses de fonctionnement et les émissions de compensation : les premières se sont établies à 59,9 MMDH, soit une baisse de 4% ; tandis que les secondes ont été de 2,5 MMDH à fin avril contre 7,5 MMDH un an auparavant, en diminution de 66,3%. 


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