Éco-Business

Facilitation des affaires et du commerce : Le Maroc, bon élève selon le WEF

Même si le niveau de compétitivité globale reste faible au Maroc, comparé aux autres pays arabes, l’étude du World economic forum (WEF) souligne le rôle leader du Maroc en matière de facilitation des affaires et du commerce.


Dans un briefing publié récemment, le WEF(World economic forum) dresse une liste de plusieurs tendances et risques susceptibles de «façonner» le développement économique dans le monde arabe au cours des années à venir. Si les experts du WEF sont unanimes quant à un grand changement futur dans les économies des pays arabes, ils soulignent pour autant les spécificités de chaque pays, y compris le Maroc.

Mesures de développement et performance
À travers le prisme des mesures de développement économique, le WEF a évalué les performances des économies des pays respectifs. Au sein des douze pays concernés par l’étude, le Maroc s’est globalement classé à la huitième position dans l’indicateur Compétitivité globale, une performance au-dessous de la moyenne. En Afrique du Nord, cette position est pour autant plus avancée que celle de l’Algérie (9e), la Tunisie (10e) ou l’Égypte (11e). Néanmoins, ce classement ne reflète pas sa bonne performance dans la catégorie Doing Business, comme l’indique l’étude. En effet, si l’Afrique du Nord montre un niveau relativement homogène en matière de compétitivité, les divergences en termes de stratégies incitatives adoptées par les pays arabes font ressortir le Maroc en tant que pionnier en la matière. Selon l’étude, la note Doing Business attribuée au Maroc (67,5) n’est ainsi surclassée que par les E.A.U (76,89), le Bahreïn (68,44) et Oman (67,73). Elle dépasse même le Qatar (63,66). «Le Maroc fait tout son possible, parfois au-dessus de ses capacités, pour améliorer son environnement des affaires et attirer les investissements étrangers. Dans le cadre de sa stratégie visant à promouvoir le pays comme un hub et une plateforme logistique au sein de la Méditerranée, le gouvernement marocain a déjà mis en œuvre un certain nombre de réformes de facilitation des affaires et a investi dans l’infrastructure, mais le pays peut toujours s’améliorer pour consolider son rôle en termes de compétitivité», lit-on sur l’étude. Ces améliorations, disent les experts du WEF, concernent trois défis : le marché de l’emploi, l’enseignement supérieur et l’innovation. Enfin, selon l’indicateur Facilitation du commerce (Enabling Trade), la performance du Maroc est tout aussi positive. Si les notes attribuées aux pays comme les E.A.U (5,23), le Qatar (4,78) ou le Bahreïn (4,79), les placent en haut du classement, la note obtenue par le royaume (4,60) rend les niveaux de performances très rapprochés.

Risques
Selon un nouvel indicateur mis en place en se basant sur des données existantes, le risque d’augmentation des disparités en matière de revenus et de richesses est très élevé. En effet, sur une échelle de 0 à 60, la note attribuée au Maroc est située entre 40 et 50, au même niveau que le Liban et derrière la Tunisie, où ce risque est très élevé. Deuxième grand risque qui hante les économies arabes, la polarisation grandissante des sociétés «menace» également le Maroc, mais à un degré moindre.

En effet, la note attribuée au Maroc est 20 sur 60. En ce qui concerne les deux derniers risques, ceux de la cyberdépendance et du changement climatique, le royaume est beaucoup plus résilient que la plupart des autres pays arabes. Néanmoins, les «mauvaises» notes obtenues dans les deux premiers risques, surtout le risque de disparité en termes de revenus, relèguent le Maroc au troisième rang parmi les pays les plus susceptibles d’être affectés par les tendances et risques futurs.

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