Éco-Business

Exploration minière : une production d’argent en plein essor

L’exploitation minière au Maroc poursuit son développement avec une production d’argent en forte hausse. L’optimisation des infrastructures et l’exploration de nouvelles zones prometteuses devraient permettre d’améliorer la rentabilité et de révéler un potentiel encore inexploité. Ces efforts ouvrent la voie à une meilleure valorisation du métal et à une réduction progressive des coûts d’extraction.

C’est une production comprise entre 5 et 5,3 millions d’onces d’argent à laquelle s’attend la société canadienne Aya Gold & Silver, dont les principales activités sont concentrées au Maroc, au titre de l’année 2025. Une donne qui reflète l’importance du gisement que contient la zone de Zgounder.

Ainsi, la société concentrera ses efforts sur la montée en puissance de l’usine et des activités minières pour atteindre un taux, en régime de croisière, de 3.000 tonnes par jour. Cette amélioration s’étendra également au prix.

Certes, les perspectives s’avèrent prometteuses, mais elles restent en deçà des prévisions de la compagnie d’exploitation minière pour 2025, des objectifs qui avaient été fixés lors du lancement de son projet de nouvelle usine. En effet, les conclusions de l’étude de faisabilité, publiée en 2022, indiquaient que Zgounder devait livrer annuellement 6,8 millions d’onces sur une durée de vie de 11 ans.

Optimisation des coûts
Selon les prévisions, les coûts devraient être plus élevés en début d’année et s’améliorer au fur et à mesure de la montée en puissance de la production jusqu’à l’atteinte d’un régime constant. Elles indiquent que le coût moyen pour la production prévue est situé entre 15 et 17,50 dollars l’once d’argent (oz).

L’évolution des prix est aussi conditionnée par les ventes des lingots d’argent lesquels seront produits et vendus dans la nouvelle usine Zgounder à compter du deuxième trimestre 2025. Ce virage devrait se traduire par une amélioration du prix réalisé global pour un volume de ventes donné en augmentant le pourcentage payable des lingots d’argent par rapport au concentré.

En effet, afin d’améliorer l’efficience des coûts et les marges, la société a modifié sa stratégie de production pour arriver à un mélange d’environ 1/3 souterrain et 2/3 à ciel ouvert. Un tournant qui devrait mener à une réduction significative des coûts d’extraction minière globaux au cours des trimestres à venir et contribuer à une amélioration du coût comptant en 2025.

D’ailleurs, un plan minier révisé est en voie de préparation, avec comme objectif de soutenir ce changement dans la stratégie d’exploitation minière. Pour rappel, dans ces résultats, Aya Gold a révélé qu’environ 60% du minerai extrait provenait de la mine souterraine, tandis que les 40% résiduels provenaient de la fosse à ciel ouvert.

De plus, les opérations dans la mine souterraine se font à un coût plus élevé par tonne de minerai extrait, comparativement à cette dernière. L’historique récent démontre que la fosse à ciel ouvert a offert un meilleur rendement pour ce qui a trait à la récupération du minerai et à la prévisibilité des teneurs.

Perspectives prometteuses
En termes de ventes, la société d’exploitation a souligné qu’elles étaient constituées pour environ 70% de concentré d’argent et 30% de lingots. Les ventes de concentré d’argent sont typiquement payables à 85% lorsque les charges de traitement et d’affinage sont prises en compte.

Toutefois la production a totalisé plus de 1,6 million d’onces en 2024, ce qui reste conforme aux prévisions, mais en recul par rapport à la production de l’exercice précédent. Ce qui s’est répercuté sur les ventes qui ont généré 39,1 millions de dollars, soit une baisse de 9% par rapport à 2023.

«L’année 2024 était une année charnière pour Aya, marquée par des réalisations, en respect des budgets, de l’expansion de la mine Zgounder, ce qui représente un fait rare dans ce secteur. Et en ce début d’année, nous continuons de chercher à maximiser la rentabilité tout en étant à l’affût des opportunités de croissance, tant à Zgounder qu’à Boumadine», a déclaré Benoit La Salle, président et chef de la direction d’Aya Gold & Silver.

Le prix moyen réalisé par once d’argent s’est élevé à 26,04 $/oz. En dépit de ce repli, la société dispose d’une situation financière solide avec 49,2 M$ de trésorerie. Toujours en matière de réalisations, le volume du minerai traité a atteint 358.919 t, en hausse de 27% comparativement à 2023. Les mètres forés totalisent 153.875 mètres, ce qui représente une augmentation de 138% en glissement annuel. La compagnie ne compte pas s’arrêter en si bon chemin surtout que le potentiel ne s’avère pas des moindres.

En effet, les résultats préliminaires montrent la présence de teneurs élevées en argent indiquant un potentiel de découverte de gisements satellites pour la mine Zgounder. Ces derniers seront examinés et serviront à orienter le programme de forage de 2025. Pour Boumadine, le dirigeant a précisé que son remarquable potentiel s’apprête ainsi à être révélé.

Maryem Ouazzani / Les Inspirations ÉCO



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