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Dialogue Social/Secteur privé : Sadiki requiert la participation de la COMADER

Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture, a sollicité, via une lettre adressée, le 29 mars, à Younes Sekkouri, ministre de l’Emploi, l’intégration de la COMADER au dialogue social. Laquelle s’était vu écarter des différents rounds. Détails.

Une nouvelle fois, la question de la représentation du secteur agricole au dialogue social refait surface à l’occasion du lancement de ce processus depuis février 2022 dernier entre le gouvernement, la CGEM et les centrales syndicales les plus représentatives, notamment l’Union marocaine du travail (UMT), l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) et la Confédération démocratique du travail (CDT).

Et c’est Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture, qui a suscité ce point à l’occasion d’une lettre adressée, mardi 29 mars, à son homologue, Younes Sekkouri, ministre de l’Emploi, où il a requis la participation de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER) aux rounds du dialogue social.

Pour Sadiki, «la participation de la COMADER au dialogue social lui permettra d’aborder les questions liées au secteur agricole, qui est l’un des piliers de l’économie marocaine tant sur le plan de sa contribution au PIB que sur la relation du taux de croissance avec la proportion de la production agricole». Étant donné que la CGEM ne représente pas sur le plan légal la COMADER, Mohammed Sadiki a souligné l’importance d’intégrer la COMADER à ce dialogue solidaire et responsable.

Du côté de la COMADER, qui représente 19 interprofessions englobant à la fois les filières végétales et animales, la participation au dialogue social permettra de trouver les solutions adéquates aux problématiques posées pour le secteur agricole, notamment la prise de l’adéquation de la législation du travail avec les spécificités du secteur y compris les particularités saisonnières et la typologie de ses composantes et filières agricoles.

Il s’agit aussi du débat sur la question de l’alignement du SMIG/SMAG qui a déjà fait l’objet d’une hausse de 10%, soit 5% en juillet 2019 et 5% en juillet 2020 en plus de l’augmentation de 200 à 300 DH  des allocations familiales pour chaque enfant dans la limite de trois enfants  à l’issue de la signature, le 25 avril 2019, de l’accord tripartite entre le gouvernement El Otmani, les syndicats et la CGEM.

Actuellement, le salaire minimum pour l’année 2021 (SMIG et SMAG) a été revu à la hausse en vertu du décret n° 2.19.424 (du 26 juin 2019) portant fixation des montants du salaire minimum légal dans l’industrie, le commerce, les professions libérales et l’agriculture, publié au Bulletin officiel du 27 juin 2019.

Dans le secteur de l’industrie et du commerce, le salaire minimum légal (SMIG) pour une heure de travail a été fixé à 14,81 DH pour les professions libérales et les secteurs de l’industrie et du commerce. Ainsi, la valeur du salaire minimum dans ces secteurs a atteint 2.698, 83 DH. S’agissant du secteur agricole et forestier, le salaire minimum (ou SMAG) a été fixé à 76,70 DH pour une journée de travail, soit 1.994,20 DH/mois.

Par ailleurs, la participation de la COMADER au dialogue social remet aussi en question la nécessité des ressources financières propres et permanentes pour qu’elle accompagne les chambres agricoles régionales (entités politiques) et d’autres administrations pour le développement agricole en général et rural en particulier afin qu’elle soit mieux structurée avec une déclinaison de son intervention au niveau régional.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO

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