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Cybersécurité : le Maroc dans le top 5 africain des pays les plus sûrs

Le Maroc fait partie des pays les plus sûrs en Afrique et dans la région Mena en matière de cybersécurité. C’est ce que révèle le tout dernier rapport annuel de l’Union internationale des télécommunications.

La digitalisation au Maroc a connu une grande évolution et notamment ces dernières années. Mais bien que devenue un moyen incontournable de développement économique et de transformation sociale, la numérisation a cependant son côté obscure.


En effet, l’ouverture économique et de la transformation vers une société de l’information et de la communication rime avec cybercriminalité. Conscient des capacités de nuisance de cette menace qui défie les limites géographiques, le Maroc a mis en place une stratégie nationale de cybersécurité et de sécurité des systèmes d’information favorisant la transformation vers l’économie numérique et vers la société de l’information et de la communication.

Pour promouvoir ce choix stratégique, plusieurs projets ont été réalisés sur le plan organisationnel et réglementaire en matière du monde numérique, ce qui a été traduit par la mise en place de nouvelles structures adéquates à savoir la mise en place de la direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI) et également le Centre marocain d’alerte et de gestion des incidents informatiques (MA-CERT) relevant de la direction de la Défense nationale, des laboratoires régionaux d’analyse de traces numériques et anti-cybercriminalité pour ne citer que ceux-là. Et les efforts semblent porter leurs fruits. C’est du moins ce que révèle l’Union internationale des télécommunications, qui vient de rendre publique l’édition 2020 de son Index de Cybersécurité (GCI). Ayant pour objectif de servir de feuille de route afin d’orienter les stratégies nationales, le document de 172 pages place le Maroc à la 50e place sur 194 pays avec un score de 83,65 points sur 100.

Dans le détail, le royaume a obtenu un score de 18,40 pour les mesures légales, 17,94 pour les mesures techniques, 12,37 pour les mesures organisationnelles, 15,24 pour le développement des capacités ainsi que 18,46 pour les mesures de coopération. De quoi faire des jaloux sur le continent où le Maroc s’est glissé dans le top 5 des pays les plus sûrs en matière de cybersécurité. Lequel top 5 est composé de l’Île Maurice, la Tanzanie, le Ghana et la Tunisie. À l’échelle de la région MENA, le royaume est bien classé et occupe la 8e place derrière l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, le Sultanat d’Oman, l’Égypte, le Qatar, Israël et la Tunisie.

Le Maroc est, également, deuxième au Maghreb devant l’Algérie, la Libye et la Mauritanie. Sans surprise, à l’échelle mondiale, on retrouve les États-Unis avec un score complet de 100 points. Viennent ensuite la Grande-Bretagne et l’Arabie Saoudite avec 99,54 points, puis l’Estonie avec 99,48 points. Le Global Cybersecurity Index 2020 fait observer qu’il y a un « engagement croissant dans le monde entier pour lutter contre et réduire les menaces de cybersécurité » soulevant le fait que « les pays s’efforcent d’améliorer leur cybersécurité et le passage rapide des activités quotidiennes et des services socio-économiques à la sphère numérique. Au niveau mondial, « la moitié des pays ont déclaré avoir formé une équipe nationale de réponse aux incidents informatiques, avec une augmentation de 11% depuis 2018, 64% des pays ont adopté une stratégie nationale de cybersécurité, tandis que plus de 70% ont mené des campagnes de sensibilisation à la cybersécurité en 2020, contre 58% et 66% en 2018. Dans la même foulée, le rapport souligne que de nombreux défis érodent aujourd’hui la confiance en ligne et empêchent la société numérique de fonctionner à son rythme plein potentiel d’où la nécessité d’établir des stratégies et des mécanismes pour renforcer les capacités et aider les gouvernements et les entreprises à mieux se préparer et à atténuer les cyber-risques qui sont en forte croissance.

Doreen Bogdan Martin.
Directrice du bureau de développement des télécommunications de l’UIT.

«J’espère que l’indice mondial de cybersécurité continuera d’être un outil utile de développement des capacités aux gouvernements, aux décideurs, aux experts en cybersécurité et aux universités pour identifier les domaines amélioration et mise en évidence des bonnes pratiques pour renforcer la cybersécurité nationale».

Khadim Mbaye / Les Inspirations Éco

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