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Conjoncture : Le Maroc moyennement noté par l’OCDE

Selon le dernier rapport sur les politiques publiques dans la région MENA, publié par l’OCDE, le Maroc, à l’instar de plusieurs pays de la région, doit faire face à plusieurs défis structurels. C’est le cas notamment des questions relatives à la bonne gouvernance, à la fiscalité et à la compétitivité économique.


La conférence ministérielle MENA-OCDE, tenue le 4 octobre dernier à Tunis, a été l’occasion pour l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) de dresser le bilan des politiques publiques dans les pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. À cette occasion, l’organisation a présenté un rapport analysant la situation de l’administration publique, du système fiscal, de la compétitivité économique et des échanges commerciaux. Dans cette configuration, le Maroc semble tenir une place peu glorieuse enregistrant l’un des PIB les moins dynamiques de la région, en comparaison avec la moyenne de l’OCDE.

À ce titre, le Maroc fait moins bien que la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte. Par ailleurs, le rapport note que les jeunes des pays MENA sont rarement satisfaits de leur situation dans leur pays. Là encore, le Maroc fait pâle figure en étant classé 9e sur 14 pays. Le Maroc faisant moins bien que l’Algérie mais mieux que l’Égypte à ce niveau. Concernant le nombre de créations d’entreprises, le royaume (taux de 1,5%) tire à peine son épingle du jeu, faisant légèrement moins bien que la Tunisie (1,8%) mais loin derrière la moyenne OCDE (5%). Une situation qui s’explique en partie par une fiscalité des plus contraignantes. Les recettes fiscales marocaines sont les plus importantes de la région après celles de la Tunisie.

Dans ce sens, l’OCDE recommande une meilleure équité des systèmes fiscaux dans la région soulignant que la charge fiscale dans les pays MENA est souvent supportée par un petit nombre de contribuables. Côté infrastructures, «la qualité de l’infrastructure commerciale et de transport laisse à désirer». Le Maroc est, à ce titre, l’un des derniers de la classe (une note de 2,5 sur 5) à côté de la Tunisie et de l’Irak, se situant même en dessous de la moyenne MENA. Les pays du Golfe étant les mieux classés à ce niveau. Le royaume réussit tout de même à obtenir quelques bonnes notes en comparaison avec d’autres pays de la région. C’est le cas en particulier de la présence des femmes dans les Parlements qui demeure très faible dans la plupart des économies MENA. Le Maroc (une représentation de 16% des députés) fait mieux que la moyenne MENA, en particulier la Jordanie, le Bahreïn, Oman, le Liban ou encore l’Égypte.  

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