Éco-Business

Balance commerciale : le secteur automobile cartonne

Jusqu’à fin septembre 2022, les exportations de biens marocains se sont établies à 317.891 MDH  contre 231.321 MDH un an auparavant, soit une hausse de 37,4% (+86.570 MDH). L’évolution remarquable des exportations n’a pas freiné l’accroissement du déficit commercial qui a augmenté de 53,3%. 

Les exportations marocaines du secteur automobile atteignent 77,7 milliards de dirhams, soit le niveau le plus élevé sur les cinq dernières années. C’est ce qui ressort du rapport mensuel de l’Office des changes sur les échanges extérieurs du Maroc réalisées jusqu’à fin septembre 2022.  De manière générale, les exportations de biens se sont établies à 317.891MDH contre 231.321MDH un an auparavant, soit une hausse de 37,4% (+86.570MDH). Cet accroissement concerne les exportations de l’ensemble des secteurs, à leur tête, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire.

Au titre des neuf premiers mois de l’année 2022, les ventes du secteur automobile s’élèvent à 77.681MDH affichant un accroissement de 34,9% (+20.109 MDH). Ces exportations atteignent leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années. Cette hausse concerne les ventes du segment de la construction (+56,2%) et celles du segment du câblage (+20,8%). Les exportations du segment de l’intérieur, véhicules et sièges, quant à elles, demeurent quasi stables.

De leur côté, les ventes des phosphates et dérivés ont augmenté de 66,6% pour s’établir à 91.808 MDH à fin septembre 2022 contre 55.120 MDH à fin septembre 2021. Cette hausse est attribuable à l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+28.523 MDH) due à l’effet prix qui a doublé (8.749 DH/t à fin septembre 2022 contre 4.330 DH/t à fin septembre 2021). En revanche, les quantités exportées baissent de 10,3%. Le rapport de l’Office des changes a signalé également que les exportations du secteur agriculture et agroalimentaire s’établissent à 61.367 MDH contre 50.808 MDH au titre de la même période de l’année précédente, soit une augmentation de 20,8% ou +10.559 MDH.

Cette évolution s’explique par la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+22,4% ou +6.108 MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+18,5% ou +4.075 MDH).  De leur côté, les exportations du textile et cuir s’accroissent de 26,7% (+7.036 MDH). Cette évolution est attribuable, principalement, à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+28,8% ou +4.757 MDH), des articles de bonneterie (+19,6% ou +1.043 MDH) et des chaussures (+29,9% ou +589 MDH). La part de ce secteur dans le total des exportations se situe à 10,5% contre 11,4% à fin septembre 2021.

La facture énergétique exacerbe le déficit commercial
L’évolution remarquable des exportations marocaines n’a pas freiné l’accroissement du déficit commercial qui a augmenté de 53,3%. Le taux de couverture, quant à lui, perd 2,6 points (57,6% contre 60,2%). Les importations atteignent 552.347 MDH contre 384.218 MDH à fin septembre 2021, soit une hausse de 43,8% (+168.129 MDH). La hausse des importations de biens fait suite à l’augmentation des achats de la totalité des groupes de produits. En effet, la facture énergétique a plus que doublé se situant à 114.720 MDH à fin septembre 2022.

Cette évolution est tributaire de l’accroissement des achats de l’ensemble des produits énergétiques, essentiellement ceux du gasoil et fueloil (+32.055 MDH) portés par la hausse des prix qui ont plus que doublé (10.173 DH/t contre 4.806 DH/t), et dans une moindre mesure par celle des quantités (+8,9%). En ce qui concerne les importations des demi-produits, celles-ci augmentent de 51,1%, suite à la forte croissance des achats de l’ammoniac (15.341MDH contre 4.649 MDH).

Les importations des produits alimentaires, de leur côté, affichent un accroissement de 52,5% ou +23.108 MDH. Cette évolution est attribuable à l’accroissement des approvisionnements en blé qui ont plus que doublé sous l’effet prix en hausse de 53%. En parallèle, les quantités importées augmentent de 36,1%. Les achats de l’orge connaissent également une hausse importante de +2.476 MDH  (3.173 MDH à fin septembre 2022 contre 697 MDH une année auparavant). Pour leur part, les importations des produits bruts s’accroissent de 63,3%. Cette augmentation fait suite à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont plus que doublé (+9.030 MDH).

Mehdi Idrissi / Les Inspirations ÉCO

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