Éco-Business

Agrégation agricole : la recette des “Domaines Zniber”

Lors d’un séminaire tenu à l’Agropole de Berkane, le top management des Domaines Zniber a mis en avant son modèle d’agrégation dans la filière agrumicole. Sa stratégie dans ce domaine repose sur un investissement de 675 MDH à l’horizon 2025 et une contribution attendue dans le développement des exportations nationales à hauteur de 10% à terme.

Filiale de Diana Holding, les «Domaines Zniber» a réussi, au cours des dernières années, à développer un modèle pionnier d’agrégation agricole dans la filière des agrumes. Ce modèle, justement, le groupe en a partagé les spécificités avec le secteur, lors d’un séminaire tenu récemment à l’Agropole de Berkane sous le thème: «Agrégation agricole au cœur de la nouvelle stratégie nationale, cas filière des Agrumes – Domaines Zniber». Le schéma d’agrégation mis en place par le groupe, dans ce sens, se veut être «équitable et durable et vise le maintien et le développement des petits et moyens producteurs et la contribution au rayonnement de l’origine Maroc», explique le management.


675 MDH à l’horizon 2025
Les Domaines Zniber a réussi à lancer un projet à fort impact économique, à travers un investissement global de 675 MDH à l’horizon 2025 et une contribution attendue dans le développement des exportations nationales à hauteur de 10% à terme, sans oublier les effets bénéfiques sur les plans sociaux et environnementaux. Mis en œuvre en étroite collaboration avec l’Agence pour le développement agricole (ADA), il ambitionne «de fédérer les petits et moyens agriculteurs et de permettre aux Domaines Zniber de jouer un rôle de hub régional et national pour le transfert des nouvelles technologies aux agriculteurs, notamment en matière d’agriculture de précision, digitale, raisonnée et respectueuse de l’environnement», explique le directeur général des Domaines Zniber, Otman Rouchdi, qui a présenté le projet d’agrégation de ce groupe. Faut-il le souligner, le projet des Domaines Zniber est le premier projet d’agrégation entrepris dans la filière agrumicole, dans le cadre de la nouvelle stratégie nationale 2020-2030.

Dans son allocution, Rita Maria Zniber, PDG de Diana Holding, a souligné que l’agrégation «constitue le cœur de la transformation du monde agricole au Maroc, car elle permet à la fois de protéger les petits exploitants et d’accélérer la croissance des plus grands. Elle tient ainsi un cercle vertueux, qui allie l’excellence opérationnelle et commerciale à l’exigence sociale». Ce nouveau mode d’organisation permet donc, de créer une passerelle entre l’amont productif, souvent fragmenté, et l’aval commercial et industriel. L’objectif étant d’atteindre la taille critique qui permet d’accéder aux marchés dans les conditions de traçabilité, de qualité et de durabilité en phase avec les meilleurs standards internationaux.

En outre, Rita Maria Zniber estime que «les acteurs du secteur privé ont aujourd’hui une responsabilité importante pour contribuer à renforcer ce cercle vertueux entre petits exploitants, paysans et chaînes de transformation et de commercialisation, à travers l’intensification de la contractualisation de l’écosystème agricole». Un autre élément important pour Diana Holding pour assurer le développement de la filière des agrumes, réside dans la nécessité d’intégrer la transition climatique, l’excellence sociale et la durabilité, quitte à altérer à court terme la rentabilité. «Pour nous, il ne s’agit pas d’une posture, mais d’un engagement constant comme en témoigne notre politique sociale», a souligné la patrone de Diana Holding. À noter que la stratégie de la filiale de Diana Holding est déclinée à partir de la stratégie Génération Green 2020-2030 et vise à instaurer une dynamique collective et participative, impliquant l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur et les parties prenantes dans un esprit gagnant-gagnant et un cadre de gouvernance transparente.Il faut savoir qu’en termes de perspectives de développement de la filière agrumicole, la stratégie Génération Green table notamment sur une production de 3,4 millions de tonnes à l’horizon 2030, contre 2,2 millions actuellement, et des exportations de l’ordre d’un million de tonnes, contre un volume actuel de 630.000 tonnes. 

Sanae Raqui / Les Inspirations Éco

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Bouton retour en haut de la page