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Premier taxi hybride Toyota : le taxieur témoigne…

Premier taxieur à avoir opté pour une auto hybride, en l’occurrence une Toyota Yaris, Abdelmajid Malhin témoigne de son expérience et se dit «très satisfait» de son véhicule qui lui permet d’économiser plus de 30.000 DH par an !

Peu connu du grand public, Abdelmajid Malhin (photo) est pourtant un grand nom sur le marché des taxis. D’abord, parce qu’il est le secrétaire général de l’Union nationale des taxis (UNT). Ensuite, parce qu’il est le premier à avoir opté pour un véhicule hybride, en l’occurrence une Toyota Yaris, et ce, depuis décembre 2020. Six mois plus tard, il revient sur son expérience qui avait débuté par des difficultés pour profiter de la subvention dédiée au renouvellement des taxis et de laquelle les voitures hybrides étaient, curieusement, exclues. «Grâce aux efforts et aux interventions de la Wilaya de Casablanca et du ministère de l’Intérieur, nous avons pu surmonter ces obstacles», nous explique-t-il.


Puis d’ajouter : «Actuellement, nos confrères taxieurs attendent de voir notre expérience et sa rentabilité financière, or, les économies qu’offre l’hybride sont considérables». «Avant, j’avais un véhicule diesel pour lequel je dépensais 65 DH pour 100 kilomètres. Aujourd’hui, avec cette Yaris hybride, je ne débourse que 40 DH aux 100 kilomètres. Du coup, cela me permet d’économiser environ 30.000 DH par an. Or, si l’on multiplie ce montant sur 5 ans, soit la durée de la subvention, on arrive à 150.000 DH, soit plus que le prix du véhicule qui est, certes, affiché autour de 170.000 DH en prix public, mais ramené à 110.000 DH lorsqu’il est subventionné pour l’achat d’un Petit Taxi», argumente l’intéressé. Tout cela, sans compter les économies réalisées sur le budget de l’entretien.

«Pour l’instant, j’ai déjà parcouru plus de 37.000 km sans aucun problème» révèle Malhin, ajoutant que «cette voiture n’est pas seulement écologique, elle est aussi fiable et économique à l’usage». «Sur un taxi diesel, il faut régulièrement changer le filtre à gazole, ce qui n’est pas le cas pour un véhicule hybride, qui, rappelons-le, ne dispose ni de chaine de distribution, ni d’alternateur, ni d’embrayage qu’il faut changer deux fois par an dans le cas d’un taxi», conclut le taxieur visiblement très satisfait de sa Toyota hybride.

Jalil Bennani / Les Inspirations Éco Auto

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