Auto

Opel Astra : la compacte, réinventée

Racée, digitalisée, sophistiquée, électrifiée et performante sur la route, la sixième génération de la compacte à l’éclair est incontestablement une réussite ! Tel est notre verdict au terme d’une première expérience de conduite convaincante et très intéressante.

À l’image même de son logo à l’éclair, Opel a vécu une année 2021 électrisante dans tous les sens du terme. La marque allemande du groupe Stellantis a amélioré sa part de marché en Europe la portant à 4,32%, tandis qu’elle a atteint 6,2% en Allemagne où la Corsa est devenue la citadine la plus vendue ! L’autre succès notable est celui du Mokka et de sa version électrique Mokka-e qui a remporté plusieurs trophées internationaux dont le fameux «Volant d’or 2021». Ce SUV s’ajoute à 8 autres modèles et notamment les Rocks-e, Corsa-e, Combo-e Life et Grandland hybride rechargeable qui accélèrent l’offensive électrique d’Opel. Bref, une belle dynamique commerciale à laquelle va contribuer la nouvelle génération de l’Astra dont les essais-presse internationaux se sont déroulés récemment au Portugal. Une première prise en main qui nous a emmené sur les belles routes des environs de Lisbonne. L’occasion de découvrir la beauté unique de Cascais, mais aussi celle la nouvelle Astra.

Une totale refonte esthétique et technique
Jamais les designers d’Opel n’étaient partis d’une feuille blanche pour la refonte d’un modèle comme ils l’ont fait pour cette nouvelle Astra. Logique, puisque celle-ci adopte une nouvelle base technique du groupe Stellantis (la plateforme EMP2 V3). Sur le plan stylistique, leur travail a abouti à une silhouette inhabituellement large (1,86 m) et musclée pour une auto de ce segment. Un constat que l’on se fait lorsqu’on suit visuellement le véhicule (comme nous l’avons fait durant ces essais) et que l’on remarque l’épaulement large de la partie arrière. Un effet qu’accentue encore plus le dessin des blocs de feux et leur graphisme effilé en demi-pointe de flèche. Le hayon accueille forcément le logo de la marque, mais aussi l’inscription Astra qui adopte une nouvelle police et joue l’asymétrie. De profil, outre de belles jantes (18’’ sur nos versions essayées), on note des nervures bien marquées au niveau de la ceinture de caisse et le bas des portes, ainsi qu’un montant de custode bien large, qui est plus mis en valeur lorsque le toit est noir et contraste avec le reste de la carrosserie. Vue de face, l’Astra semble encore plus racée, avec un capot long qui s’achève vers le «Vizor», cet ensemble noir brillant qui relie la calandre aux projecteurs. Ces derniers participent au charisme du véhicule tout en adoptant les dernières technologies d’éclairage, à savoir le système Intelli-Lux LED Pixel Light à diodes matricielles et faisceau auto-adaptatif. En fait, l’Astra est sophistiquée à plus d’un titre arborant un pare-brise en verre laminé et faisant preuve d’une aérodynamique très travaillée ( Cx de 0,26).

Vaste et intelligemment aménagée
Avec une longueur augmentée de 4 cm à 4,38 mètres, l’Astra 2022 devient l’une des plus grandes compactes du moment. Un allongement qui profite en grande partie au coffre dont le volume a bien progressé, passant de 370 à 422 litres. On précisera cependant que sur la version hybride rechargeable, cette capacité baisse à 353 litres, à cause du plancher rehaussé sous lequel prend place une batterie additionnelle de 12,4 kWh. À bord, c’est la métamorphose ! La présentation intérieure a totalement évolué comme le montre le poste de conduite et ses deux dalles numériques de 10 pouces, juxtaposées et reliés sous une glace du plus bel effet. La première est celle du Pure Panel Pro, l’instrumentation digitale, tandis que la seconde concentre une kyrielle de fonctionnalités, dont l’affichage de la climatisation, l’interface multimédia et les réglages du véhicule. L’ensemble est à la fois flatteur et personnalisable en termes d’affichage, ce qui participe à l’ergonomie offerte au conducteur. Dans le même esprit, les traditionnels leviers (frein de parking et boîte de vitesses) ont disparu, remplacés par des commandes électriques, ce qui permet d’avoir un espace dégagé entre le conducteur et le passager avant. Autre aspect lié au confort, les sièges labellisés AGR (Association allemande pour la santé du dos) sont loin d’usurper leur certification, comme nous en avons fait l’expérience. Accueillante, l’Astra le sera aussi aux autres occupants avec pas moins de 30 litres d’espaces de rangement, la disponibilité d’aérateurs et de ports USB aux places arrière. C’est forcément à l’avant qu’elle fait preuve de plus de sophistication avec, entre autres, équipements dernier-cri : des sièges avant ventilés et chauffant, le chargeur à induction, le mirroring sans fil pour smartphone et même l’affichage tête-haute !

Essence, diesel, hybride et branchée
Connectée, l’Astra peut aussi interagir avec le smartphone de son propriétaire via l’application myOpel. Celle-ci donne l’accès à des informations clés (autonomie, échéance des révisions, niveau de charge de la batterie…), mais permet aussi le préchauffage ou la pré-climatisation du véhicule à distance. Sur les trois motorisations disponibles au lancement (européen) et proposées à la conduite, nous nous sommes focalisés sur deux versions : le diesel 1.5 l de 130 Ch/300 Nm et l’hybride-rechargeable (essence + moteur électrique) 1.6 l de 180 Ch/360 Nm, toutes deux reliées à une boîte automatique à 8 vitesses. La première revendique une consommation mixte de 4,5 l/100 km, tandis que la seconde consomme entre 5,8 et 1,0 l/100 km (WLTP) selon le rythme de conduite et l’autonomie de la batterie. Dans les deux cas, l’Astra s’avèredémonstrative dès les premiers tours de roues. Tenue de cap précise, stabilité du freinage y compris en virage, grande maîtrise du lacet… autant de qualités dynamiques bien ressenties au volant de l’Astra sur les routes sinueuses des environs de Lisbonne. En bonne allemande qu’elle est, l’Astra revendique son label de «Autobahnproof», c’est-à-dire, à l’épreuve de l’autoroute. C’est ce qu’indique Opel, avouant aussi que «la capacité à rouler à grande vitesse était un objectif primordial du développement». Sur papier, l’Astra hybride monte jusqu’à 225 km/h, soit une grande vélocité pour une compacte généraliste. C’est d’ailleurs pour cette version que nous avons craqué le plus et notamment pour son répondant, plus particulièrement en mode Sport. Il est aussi possible de passer en mode strictement électrique et ainsi profiter d’une autonomie de 60 km, voire 74 km si l’on ne roule qu’en ville. Lors de notre essai, nous avons eu droit à diverses conditions de roulage : ville, route de campagne, sol mouillé et autoroute. Là encore, l’Astra tire profit des dernières innovations en systèmes d’aides à la conduite : elle ralentit et freine toute seule face aux obstacles, elle se maintient dans la voie, avertit sur la présence d’un véhicule dans l’angle mort, etc. Au final, cette nouvelle Astra a tout d’une grande berline (sauf la taille) et promet de réconcilier une clientèle mondialement portée sur les SUV avec le segment des compactes. Au Maroc, elle se fera cependant attendre quelques mois encore, mais finira bien par pointer le bout de son capot dans les showrooms du réseau d’Auto Hall, l’importateur très dynamique d’Opel.

Jalil Bennani, DNES à Lisbonne / Les Inspirations ÉCO AUTOMOBILE

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