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Session de printemps du parlement : Une véritable session de rattrapage

Le plan législatif de la session du printemps ainsi que l’adaptation du budget de 2017 au programme du gouvernement forment les grandes priorités des groupes de la majorité, durant la session du printemps qui s’ouvre aujourd’hui. La diplomatie parlementaire reste un point d’unanimité entre la majorité et l’opposition, en attendant la clarification du positionnement de l’Istiqlal qui tient une réunion cruciale ce samedi.

La 2e moitié de l’année législative démarre, ce vendredi, au sein des deux chambres du Parlement, avec un agenda différent entre des députés pris par le vote de confiance et des conseillers à la recherche d’un bon départ, après 7 mois de gel des activités législatives. Seule la diplomatie parlementaire semble être épargnée par l’impact du retard qui a marqué la formation de la nouvelle majorité avec des avancées certaines réalisées, mais surtout un seuil de coordination intéressant entre les deux chambres durant la session d’automne. En attendant la tenue de la séance destinée à obtenir le vote de confiance pour le gouvernement et qui devrait se tenir durant la semaine prochaine, les groupes parlementaires ont entamé cette session sur des cadences différentes.


L’état d’esprit du chef de file de la majorité
Dans la majorité, et à l’exception du PJD, le Groupe du rassemblement constitutionnel et ceux du MP et de l’USFP n’ont pas encore affiché leurs visions à propos des chantiers qu’ils devront mener durant cette session, au moment où le PPS, qui n’a pas le quorum requis pour former un groupe, a réagi via son bureau politique et a préféré rester  dans le cadre des idées partagées avec ses alliés. Les six partis semblent, d’un autre côté, ne pas avoir encore tourné la page des malentendus suscités par l’absence de Driss Lachgar de la liste finale des ministres, et qui ont amené le chef du gouvernement à publier un communiqué sur le site officiel du PJD dans le but de clore le débat qui a dominé au sein du parti de la rose sur cette question et qui risque de peser lourdement sur le moral des 20 députés socialistes durant l’entame de ce mandat.

Le groupe parlementaire du PJD a tenu une réunion la veille de l’ouverture de la session parlementaire, durant laquelle deux exposés ont été rendus, dont un sur la méthodologie d’élaboration du programme du gouvernement et un autre axé sur le programme électoral du parti. Cette réunion, à laquelle a pris part le SG du parti, Abdelilah Benkirane, «est traditionnellement tenue par les députés du parti et leur permet d’avoir une idée globale sur les priorités du groupe, durant cette session, notamment deux étapes importantes relatives à l’adoption du programme gouvernemental et l’adaptation de la loi des finances à ce programme», indiquait un député du parti avant la tenue de cette réunion. Les composantes du parti devront aussi remplacer les 12 députés devenus ministres, ainsi que le remplaçant de Benkirane au sein de la Chambre des représentants après la démission du président du gouvernement sortant. La coordination avec les autres partis reste le point nodal de la feuille de route du groupe parlementaire du parti de la lampe, essentiellement pour l’entente autour du plan législatif de la session du taires qui seront révisées de manière substantielle lors de l’examen du PLF 2017.

Sur cette question, les députés du parti de la lampe s’attendent «à ce que les six partis se mettent d’accord sur une feuille de route commune qui serait valable au sein des commissions et lors des plénières, avec comme priorités, l’accélération de la procédure législative et la fixation des axes relatifs au contrôle des politiques publiques», indique un député du PJD. Signalons que le parachèvement des structures du Parlement devra se faire durant la journée inaugurale d’aujourd’hui (vendredi) et concerne les élus du RNI, du MP qui sont actuellement en état d’incompatibilité, ainsi que la formation des 7 commissions parlementaires, après avoir mis en place la commission de législation et celle de contrôle des politiques publiques.

Enfin, pour la révision du règlement intérieur, c’est la logique du compromis qui devra prévaloir entre l’ensemble des groupes parlementaires après que la finalisation des axes de la révision et de l’harmonisation entre les deux chambres, à l’issue de la réunion du comité de coordination qui a travaillé pendant les vacances parlementaires sur cet aspect. En plus d’un dispatching rationnel des thèmes débattus entre les deux chambres, «en vue d’éviter les redondances dans les questions liées à l’évaluation des politiques publiques, le comité de coordination entre les deux chambres a indiqué que «la complémentarité devra concerner les questions sectorielles et mensuelles, avec une unification de l’approche et de la vision dans le but d’améliorer l’attractivité des séances réservées au contrôle de l’action du gouvernement», selon l’état des lieux établi par le comité.


L’Istiqal pris par les réaménagements internes

La session extraordinaire du Conseil national du parti de la balance, prévue demain samedi, a éclipsé les préparatifs de la 3e formation parlementaire au sein de la 1re Chambre de dévoiler ses priorités au cours de cette session. Si le parti n’est pas concerné par la procédure de remplacement des députés en raison de son absence du gouvernement, les élus de l’Istiqlal devront attendre les délibérations du petit Parlement du parti au sujet du positionnement, avant de pouvoir défendre leur plan législatif qui a été dévoilé durant l’intervalle des sessions avec 6 propositions de lois qui ont été déposées, et dont certaines, relatives à la réforme du code pénal et la création d’une agence pour la gestion du foncier l’État, ont été transférées aux commissions pour un éventuel examen.

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