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Scandale journalistique : Les secrets de… Graciet et Laurent

Aveux, contre-vérités et mensonges meublent le quotidien de Catherine Graciet et Éric Laurent pour justifier l’injustifiable. Les récents événements les enfoncent davantage. Récit.


Le documentaire sur France 3 sur ce qui a été intitulé «Les secrets de règne du roi du Maroc» a mis à jour la face cachée de Catherine Graciet. Celle-là même qui, il y a quelques mois, a fait la une des médias français et marocains pour tentative d’extorsion, avec son copain Éric Laurent, à l’égard du roi du Maroc, Mohammed VI. L’apparition de Graciet, comme consultante du documentaire a non seulement décrédibilisé ce dernier mais a permis de découvrir sa véritable version de ladite extorsion de fonds.

Aveux et point de regrets !
«À un moment donné, j’ai voulu l’argent et je l’assume pleinement, je n’ai aucun problème avec ça. Et puis j’en ai marre d’investiguer sur le Maroc car même quand on a fait «le roi prédateur» et que l’on a pris des risques juridiques immenses, qu’est-ce qui a changé dans ce pays ? Rien!» Voilà, en quelques secondes Catherine Graciet lâche le morceau en se tirant des balles dans le pied dans l’émission censée descendre le régime au Maroc. Il se trouve qu’elle s’est faite elle-même descendre en avouant sans ambiguïté aucune qu’elle a recouru au chantage et en assumant l’irrégularité de ses pratiques. Des propos qui l’écartent des principes de base du journalisme puisqu’il ne s’agit plus d’investigation mais d’incitation claire et précise à un quelconque changement pour lequel elle aurait été engagée ! «J’ai eu 20 minutes où j’ai flanché de façon humaine parce que je me suis vue avec beaucoup d’argent. Plus que je ne pourrais en gagner en beaucoup de temps», se justifie-t-elle. Peut-être par excès de confiance en ses confrères de France 3, elle se lâche davantage et ne trouve aucune gène à assumer ses propos qui la condamnent. «Je me disais que c’était minable et ce n’est pas bien sur le plan déontologique mais je négociais pour moi un accord privé !». Un aveu qui scandalise la profession. Déjà, au moment où l’affaire a éclaté, plusieurs confrères français et franco-marocains se sont désolidarisés d’elle condamnant un acte injustifiable. Omar Brouksy, journaliste réputé par ses positions hostiles à la monarchie était on ne peut plus clair. «Ce qui m’a dérangé dans cette affaire et ce qui m’a déçu, c’est qu’ils aient prit l’argent, qu’ils aient reconnu avoir pris de l’argent et qu’ils aient été arrêtés avec de l’argent, plein les poches. C’est une trahison, car les sujets sur lesquels ils travaillaient sont assez sensibles».

Les délires de Laurent
Éric Laurent essaye d’esquiver son arrestation la main dans le sac en orientant le débat vers celui qui a été le premier à proposer de l’argent. Une manière de se défaire de la lourde accusation d’extorsion de fonds. Or, il oublie au passage, ou feint d’ignorer qu’il se fait condamner sur l’autel de la déontologie qu’il piétine allègrement avec sa complice Catherine Graciet. Si c’était la partie marocaine qui avait proposé de l’argent, pourquoi ils ne l’avaient pas dénoncé et en être sorti héros de l’histoire. Et puis, «du moment qu’ils ont accepté de se laisser acheter, c’en est fini pour eux», comme l’atteste Gilles Perrault, auteur du livre «Notre ami le roi». Par ailleurs, si la partie marocaine avait l’intention d’acheter leur silence, elle l’aurait tenté lors de la publication de leur brûlot : «Le roi prédateur». Il se trouve que c’est l’indifférence totale de la monarchie marocaine à l’égard de ce genre d’écrits, conjuguée à une lassitude du lectorat quant à ce concept journalistique qui a exacerbé les deux pseudos journalistes. Résultat des courses, ils voulaient faire court en allant droit au but. Menacer de publier un livre à charge pour extorquer des fonds, ramasser une fortune et se payer la belle vie au mépris de toute morale.  Ce qui étaye cette thèse par ailleurs, c’est leurs déclarations en août 2015, au moment où l’affaire avait éclaté, quand ils racontaient que leur livre était prêt, il ne manquait que quelques recoupements. Neuf mois après les faits, il n’y a point de publication ! C’est dire que toute cette affaire serait montée de bout en bout pour soutirer de l’argent en usant de méthodes pour le moins honteuses.


DIXIT

«De toute façon, qui a pris l’initiative de proposer de l’argent, ça c’est la justice qui le dira. Mais c’est établi, d’ores et déjà, qu’ils ont accepté de se laisser acheter et c’est fini. Le mal est fait»
Gilles Perrault, Auteur du livre «mon ami le roi»

«La justice se prononcera, mais moralement et déontologiquement à mes yeux c’est plié. Cette affaire est inimaginable»
Patrick Cohen, journaliste France2

«Les deux journalistes opèrent sur des créneaux sensibles touchant aux États et pas toujours sur la base d’éléments suffisamment recoupés. Ce qui a d’ailleurs conduit leur maison d’édition à rompre le contrat qui les liait»
Olivier Ravanello, Journaliste iTELÉ

«Cette affaire pose un problème de déontologie. Admettons que ce qu’il y a dans leur livre, qui n’est pas sorti et qui ne sortira peut être jamais, est vrai, est-ce une façon de faire d’accepter de l’argent pour ne pas le publier? C’est clair que ce qui les intéresse est beaucoup plus de l’argent que l’ouvrage. In fine, à malin malin et demi.»
Bassam Tahhan, Professeur de géopolitique et islamologue

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