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Maroc/France : Un partenariat renforcé par deux nouveaux contrats entre entreprises

Lors d’une visite de deux jours d’une délégation d’hommes d’affaires conduite par le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, deux contrats ont été signés mardi soir à Rabat entre des entreprises marocaines et françaises. Il s’agit notamment de Dari Couspate qui va acquérir deux nouvelles lignes de couscous et de pâtes.


Deux nouveaux contrats dans le secteur agroalimentaire entre entreprises marocaines et françaises ont été signés, mardi soir, sous la présidence de l’ambassadeur de France au Maroc Jean-François Girault. Le premier contrat porte sur un protocole d’investissement entre la société française Clextral et une autre marocaine : Dari Couspate qui souhaite étendre sa capacité de production de 90.000 tonnes par an à 140.000 tonnes.

Il s’agit de l’établissement de deux nouvelles lignes de couscous et de pâtes avec un coût de 50 MDH. «C’est un projet ambitieux qui sera réalisé dans les trois prochaines années. Nous travaillons avec Clextral depuis 20 ans car ils ont un process qui a été élaboré en collaboration avec nous pour faire un produit de qualité», a souligné  Mohamed Khalil, PDG de Dari Couspate. L’entreprise marocaine dispose actuellement de sept lignes de Clextral en fabrication alors qu’une huitième ligne est en cours de montage en France et sera livrée au cours de cette année. Le deuxième contrat a été conclu entre les boyauderies Charles Frères et Drimano (Fès) dont le partenariat remonte à 20 ans.

L’objectif est de développer davantage cette entreprise de boyauderie commune, qui emploie actuellement quelque 350 ouvriers au Maroc et exporte ses produits à l’international. Notons que le Maroc compte actuellement quelque 21 entreprises de boyauderie agréées à l’international qui font travailler quelque 2.000 personnes. Selon Philippe Leymonie, président-directeur général de Charles Frères, le Maroc va bientôt devenir la deuxième place dans le monde dans ce produit. «La Chine est en train de perdre beaucoup de son influence dans le métier.

On va même assister à une délocalisation des Chinois au Maroc», a-t-il souligné. Ces accords ont été signés en marge d’une visite de deux jours dans la région Rabat-Salé-Kénitra d’une délégation d’hommes d’affaires de la région Auvergne-Rhône-Alpes conduite par le président de cette région Laurent Wauquiez. Ce responsable français a tenu à souligner l’importance du partenariat entre les régions pour le développement économique. «Les partenariats des gouvernements sont parfois très lourds et ils mettent du temps à se mettre en mouvement. La force des régions consiste en leur réactivité en matière de conclusion et de concrétisation des accords», a-t-il tenu à relever.

Le président de la région Rabat-Salé-Kénitra, Abdessamad Sekal, a abondé dans la même veine estimant que l’échelle régionale est assez grande pour développer des stratégies de développement et assez petite pour être proche des citoyens et des acteurs économiques. À ce titre, l’ambition est de développer un partenariat étroit entre la région Auvergne-Rhône-Alpes (première région industrielle de France) et les régions marocaines, notamment celle de Rabat-Salé-Kénitra. Les deux parties, celle marocaine et l’autre française ont convenu de travailler sur plusieurs dossiers dont la gestion des déchets ménagers, le solaire, la formation…L’objectif est aussi de développer le partenariat tripartite entre le Maroc, la France et l’Afrique. À cet égard, le Maroc a un rôle spécifique à jouer en tant que porte d’entrée importante en direction de l’Afrique.


 

Laurent Wauquiez
Président du Conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes

Les Inspirations ÉCO :  Quel bilan faites-vous de votre visite au Maroc ?  
Laurent Wauquiez :  Il s’agit d’une visite très positive, pragmatique et concrète. Nous avons travaillé sur beaucoup de dossiers dont le solaire, l’aéronautique, la gestion des déchets avec une approche concrète et pragmatique. L’idée est de créer un partenariat entre les entreprises françaises et marocaines dans l’esprit de colocalisation. Je crois profondément en la capacité du Maroc à se déployer à l’international avec des partenariats sud-sud pour travailler avec nos collègues africains. Le Maroc a, en effet, cette vocation de pont qui est très intéressante. On va essayer de mettre en œuvre les objectifs fixés de façon très efficace. La force d’une région est d’être suffisamment grande pour être stratégique et suffisamment proche pour nouer des partenariats plus efficaces que ceux des gouvernements ou d’États. C’est cette vocation-là qu’on essaie de mettre en place avec un Maroc très dynamique qui est pour nous un partenaire naturel très proche. Il était évident que notre premier déplacement international hors d’Europe se ferait au Maroc.

Quels sont les accords concrets conclus au cours de votre visite au Maroc ?
La visite a été marquée par une coopération économique entre le Maroc et la France. L’objectif est d’obtenir des partenariats très concrets. Je cite pour exemple le partenariat entre Technopolis et la French Tech d’Auvergne-Rhône-Alpes. Il s’agit aussi de la visite d’une délégation d’entreprises françaises de cette région qui va venir au Maroc pour proposer des solutions en matière de gestion des déchets managers. On va aussi mettre en relation le pôle de compétitivité aéronautique de Casablanca avec la région d’Auvergne-Rhône-Alpes. Sur le solaire, l’idée est que nos pôles de recherche travaillent avec des entreprises de production marocaines afin de s’adresser ensemble au marché africain. Nous souhaitons accompagner le dynamisme marocain et aussi les attentes de nos confrères africains pour lesquels nous avons beaucoup à faire dans le cadre des appels à projets issus de la COP 21 et de la COP 22, qui se tiendra au Maroc.  

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