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Compétitivité : Sur la piste des clusters touristiques

L’idée de l’étude que mène actuellement l’OCDE est de s’inspirer de l’expérience des clusters dédiés au tourisme, notamment en France, pour booster la compétitivité des opérateurs et introduire l’innovation dans le tourisme marocain.


Après son retentissant satisfecit, notamment dans son dernier rapport intitulé «Tendances et politiques du Tourisme de l’OCDE 2016» où la Vision 2020 du tourisme marocain est qualifiée de modèle unique en son genre, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) passe à la mise en œuvre de ses recommandations. En accord avec le ministère rdu Tourisme, les deux partenaires ont décidé de s’attaquer à un gros morceau: l’offre touristique qui, selon eux, manque de compétitivité et de créativité. Deux importantes dimensions qu’il faut développer au plus vite pour assurer le maintien de la place du Maroc parmi les destinations mondiales. Pour ce faire, le ministère a donc demandé à l’OCDE de conduire une étude visant à diversifier l’offre touristique et à faire en sorte que les entreprises touristiques soient plus compétitives.

L’idée des experts de l’organisation, déjà approuvée par le Maroc, est d’installer des clusters dans le secteur. Selon eux, ce serait le meilleur moyen de booster la compétitivité des opérateurs et d’introduire l’innovation si attendue dans le tourisme marocain. Pour cela les experts de l’OCDE conseillent de s’inspirer de l’expérience des clusters dédiés au tourisme, notamment en France. Pour se donner toutes les chances de réussir, l’OCDE s’est alliée à France Cluster pour mener ensemble l’étude. Une première mission exploratoire s’est déroulée au Maroc au début du mois, précisément à Maroc Cluster, un réseau de 12 clusters marocains animé par le CE3M, en présence de Xavier Roy, directeur général de France Cluster (un réseau de 100 clusters), d’un expert de l’OCDE et de Noureddine Bouyaakoub, directeur général du CE3M.

Au sortir de cette rencontre, il a été décidé d’organiser un forum de sensibilisation des opérateurs touristiques pour qu’ils s’engagent dans la démarche cluster consistant à fédérer les maillons de la chaîne de valeur touristique (opérateurs: agence voyages, hôteliers (hébergement) – transporteurs, universités) pour concevoir et vendre des offres innovantes orientées marché. La date effective de ce forum n’a pas encore été arrêtée. Encore moins celle de délivrance des résultats de l’étude. En attendant, il y a une chose sur laquelle il est impossible de tergiverser: l’implication des opérateurs est primordiale pour la réussite de la démarche. Comment faut-il faire pour les mobiliser? «Des contacts seront d’abord établis avec la confédération puis avec les différentes corporations touristiques existantes pour constituer un noyau dur d’opérateurs impliqués. Ces derniers devront s’approprier la démarche et démarrer par le lancement de projets collaboratifs innovants ayant des retombées à court et moyen termes», est-il expliqué. Enfin, étant donné la spécificité des grandes régions touristiques marocaines, il est également préconisé de déployer, après, la démarche dans les régions. Selon une source proche du dossier, il faudra attendre la fin du premier trimestre de 2017 pour connaître les résultats de l’étude. Résultats que le ministère attend en tout cas avec impatience pour compter sur un nouveau levier d’impulsion de la Vision 2020 qui a pour objectif de doubler la taille de l’industrie touristique marocaine, de hisser le Maroc au rang des 20 premières destinations touristiques mondiales, et d’en faire une référence en matière de développement durable dans le bassin méditerranéen.

Rappelons que la Vision 2020 repose sur trois éléments fondamentaux: une politique de planification régionale pour le tourisme, une nouvelle structure de gouvernance et une démarche intégrée de développement durable. Sa mise en œuvre passe par six grands plans de développement pour créer un portefeuille de produits diversifiés en misant sur la culture, le bord de mer et la nature. Il s’agit du plan Azur 2020 pour le développement du tourisme balnéaire, du plan de promotion de la culture et du patrimoine en structurant et en valorisant le patrimoine du Maroc, et permettre ainsi la création de produits touristiques cohérents et attractifs, du plan de développement de l’environnement durable dont le but est de valoriser et de préserver les ressources naturelles et rurales, du plan de développement du tourisme interne en proposant un produit adapté aux Marocains, du plan de divertissement, sport et loisirs dont le but est de créer une offre riche et variée qui complète les infrastructures de base et du plan de développement du tourisme d’affaires, de bien-être et de santé.   

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