Collectivités territoriales : Le blocage durement ressenti par les présidents des communes
Lors de l’assemblée générale annuelle de l’association marocaine des présidents des conseils des communes (AMPCC), le PJD, l’Istiqlal et le PPS ont annoncé leur boycott des travaux et qu’ils ne sont plus concernés par la représentativité de cette association
Réservée à l’élection d’un nouveau président de l’AMPCC, la séance inaugurale des travaux de l’assemblée annuelle de l’association s’est vite précipitée dans le sentier du blocage. L’AMPCC a tenu en effet son assemblée le mardi 20 décembre avec à l’ordre du jour aussi le renouvellement des membres du bureau exécutif, l’adoption des rapports moral et financier ainsi que l’examen des données de la nouvelle carte politique. La crise de confiance a donc atteint son point culminant au sein des dirigeants communaux avec l’option de créer un nouveau cadre, s’il le faut, comme l’ont laissé entendre les trois partis dans un communiqué conjoint. «Une réunion de concertation sera tenue dans les plus brefs délais, avec la possibilité de trouver le cadre adéquat de représentation», indique le PJD, l’Istiqlal et le PPS.
À l’origine du désaccord la contestation, par les trois alliés, des conditions de la tenue de l’assemblée générale, essentiellement «la non-convocation de plusieurs présidents, l’absence du quorum pour l’élection du président», ajoutent les trois partis qui ont accusé le président sortant de vouloir imposer «un ordre du jour taillé sur la mesure de son remplacement par un membre de son parti».
Les trois partis qui n’ont pas participé à l’élection du nouveau président de l’AMPCC, Mohamed Boudra, envisagent également d’aller le plus loin possible avec l’activation des modes de recours devant les juridictions compétentes à propos des élections. Le retrait des trois partis de l’AMPCC risque d’impacter négativement les projets engagés par l’association depuis 2013 et qui concernent le renforcement du réseautage entre les communes ainsi que l’accord d’appui à l’association qui a été signé avec le ministère de l’Intérieur. Faut-il rappeler que la création de l’AMPCC à l’issue du congrès de Skhirat le 27 mai 2013 devrait permettre aux présidents des conseils communaux d’avoir «un interlocuteur unique qui défend leurs intérêts et contribue au renforcement de leurs capacités à travers la formation et l’adhésion aux organisations et réseaux compétents à l’échelle régionale et international», comme le précisent les statuts de l’association.