L’Oriental : l’autoroute Guercif-Nador un axe stratégique pour la connectivité de la région
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Longue de 105 kilomètres, l’autoroute Guercif-Nador s’impose comme un maillon essentiel du développement des infrastructures de la région de l’Oriental.
Destinée à relier le complexe portuaire Nador West Med au réseau autoroutier national, cette nouvelle liaison vise à renforcer la connectivité économique et logistique de cette partie du Royaume.
Ce projet structurant constitue l’une des composantes majeures du programme de développement du réseau routier de l’Oriental, avec pour ambition d’améliorer la connexion de cette région au reste du pays.
Un chantier d’envergure
L’articulation entre l’autoroute Guercif-Nador et le port de Nador West Med constitue un levier stratégique pour renforcer la compétitivité logistique de la région. En facilitant le transport des marchandises, cette infrastructure ambitionne d’attirer de nouveaux investissements, de favoriser la création d’emplois et de dynamiser les zones industrielles.
Par ailleurs, elle contribue à asseoir Nador comme un pôle économique et logistique intégré. L’un des objectifs majeurs du projet est également d’améliorer la fluidité des déplacements et de renforcer l’intégration spatiale de l’Oriental en la reliant aux grandes villes du Royaume, telles que Fès, Rabat et Casablanca.
Cette connectivité renforcée devrait favoriser le développement économique et touristique de la région, tout en consolidant la position du Maroc comme hub commercial et logistique aux échelles régionale et internationale. Le projet, qui mobilise une enveloppe de 7,9 milliards de dirhams, en plus d’environ 2 milliards dédiés à l’amélioration du réseau routier menant au port, est actuellement en cours de réalisation.
Selon Zouhair Bensebou, directeur régional de l’équipement, du transport et de la logistique de l’Oriental, cette infrastructure permettra de relier le port aux provinces de Nador et de Driouch, assurant ainsi une meilleure desserte du territoire. L’achèvement des travaux est prévu pour 2028.
À terme, l’autoroute Guercif-Nador permettra une circulation plus fluide des marchandises à destination et en provenance des marchés nationaux et internationaux. Elle contribuera également à la réduction du temps de trajet entre le port et les grandes villes marocaines, améliorant ainsi la compétitivité des exportations du pays et réduisant les coûts logistiques.
Un levier de développement pour l’Oriental
Ilyasse El Moueden, représentant de la Société nationale des autoroutes du Maroc, précise que le chantier avance selon le calendrier prévu. Divisé en trois tronçons, il affiche un taux d’avancement de 35% sur le troisième segment. Le dégagement de l’emprise routière des deux premiers tronçons est achevé, et les procédures d’appel d’offres sont en cours pour le démarrage des travaux.
Le projet comprend la réalisation de plus de 30 millions de mètres cubes de terrassements, la construction de 15 grands ouvrages d’art ainsi que plusieurs passages supérieurs et inférieurs pour fluidifier la circulation. Par ailleurs, deux échangeurs sont prévus : celui de Saka sur la route régionale n°512 et celui de Driouch sur la route nationale n°2, en plus d’une aire de repos et des gares de péage.
En plus de moderniser le réseau autoroutier, cette infrastructure constitue un levier de développement économique pour l’Oriental. Elle favorisera l’essor des zones industrielles, stimulera l’économie locale et renforcera l’attractivité de la région. La liaison avec les grandes villes marocaines contribuera également à dynamiser le commerce et le tourisme, consolidant ainsi le rôle de l’Oriental en tant que pôle stratégique pour le Royaume.
S.N. avec agence / Les Inspirations ÉCO