Maroc

UPF. L’agilité face à la crise sanitaire (Enseignement 3/8)

Pour l’Université privée de Fès (UPF), il est primordial que les acteurs du secteur revoient leur méthodes et approches. Il faut s’adapter aux attentes des étudiants en reconsidérant les modalités et les canaux d’enseignement et d’apprentissage de l’après-Covid-19.

«Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d’indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer de nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie…», C’est par cette citation de Carl Gustav Jung, que Pr. Jamil Ouazzani, doyen de la Faculté de sciences de l’ingénieur de l’Université privée de Fès (UPF), décrit l’expérience de l’université dans la gestion de la pandémie. En effet, c’est au moment des crises que le génie se révèle. La contribution de l’UPF dans ce cadre a été remarquable et s’est concrétisée par la sélection de deux projets de recherche de l’université parmi la liste des projets retenus pour financement dans le cadre du programme de soutien à la recherche scientifique et technologique Covid-19, lancé par le ministère de tutelle et le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST) en mai 2020. De plus, dès l’avènement de la pandémie, l’UPF s’est adaptée en mettant en place un plan stratégique idoine sans toutefois s’écarter du cap de la stratégie générale guidée par son plan de développement concernant les volets de la formation, de la recherche et de la gouvernance. «Cette crise sanitaire, nous a amenés à mettre en place un plan de gestion de la crise permettant une diligence dans notre réactivité assurant ainsi la continuité et la pérennisation de nos actions stratégiques», assure le doyen de la faculté. À noter qu’au niveau de la recherche scientifique, l’UPF ne considère pas cette crise comme un frein à son activité, mais plutôt une occasion pour se positionner davantage dans le domaine. «Nous visons une production de connaissances scientifiques originales se basant sur des approches multidisciplinaires permettant de traiter plusieurs aspects et aboutissant à des innovations avérées», détaille Ouazzani.


Par ailleurs, et pour ce qui est du mode de formation, selon l’évaluation de l’UPF, les étudiants manifestent une grande motivation pour utiliser et s’approprier de manière remarquable les outils des plateformes d’enseignement à distance, «ce qui devrait nous interpeller, nous les acteurs de l’enseignement supérieur, pour revoir nos méthodes et nos approches, et les adapter vis-à-vis des attentes des nouvelles générations d’étudiants en reconsidérant les modalités et les canaux d’enseignement et d’apprentissage de l’après-Covid-19», affirme Ouazzani. Pour lui, le chemin vers un nouveau modèle d’apprentissage ne sera pas simple à construire, car la formation en présentiel demeure à bien des égards le vecteur incontournable de la transmission du savoir sans oublier qu’elle permet de maintenir et entretenir des relations humaines, entre étudiants et enseignants et aussi entre les étudiants eux-mêmes.

Sanae Raqui / Les Inspirations éco Docs

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