Maroc

Travail temporaire : Amakraz met en garde contre les pratiques illégales

Le ministre du Travail et de l’insertion professionnelle n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, lors de la huitième réunion de la Commission tripartite chargée du suivi de la bonne application des dispositions relatives aux entreprises de travail temporaire. Il a pointé du doigt «certaines pratiques illégales» auxquelles il faut mettre fin.

Le Maroc compte plus de 70 agences de travail temporaire accréditées qui «sont devenues un acteur majeur dans le domaine de l’emploi, en raison de leur réactivité face aux besoins exprimés par les entreprises en termes de compétences», comme l’a souligné le ministre du Travail et de l’insertion professionnelle, Mohamed Amakraz, hier, lors de la huitième réunion de la Commission tripartite chargée du suivi de la bonne application des dispositions relatives aux entreprises de travail temporaire. Il n’en demeure pas moins, selon le responsable gouvernemental, que de grands défis restent à relever pour répondre aux requêtes qui ne sont pas «identiques» de la part, d’un côté, du patronat qui prône l’instauration de davantage de souplesse au sein du marché du travail et la levée des restrictions qui entravent la promotion du travail et, d’un autre côté, des partenaires sociaux. Les syndicats plaident, en effet, pour le renforcement de la protection sociale des travailleurs et la mise en place de toutes les conditions nécessaires pour garantir aux employés un travail décent, surtout en cette conjoncture marquée par les répercussions économiques et sociales de la Covid-19.


Un diagnostic détaillé a été établi sur les causes et obstacles entravant la bonne application du cadre juridique régissant le travail temporaire, en vue de faire en sorte que «ce type de travail ne soit pas l’une des causes de la vulnérabilité et l’instabilité des relations de travail». Pour le ministre de tutelle, ce mode de travail doit répondre rapidement aux besoins des employeurs, mais dans le cadre du respect des droits fondamentaux des salariés. C’est dans ce cadre, d’ailleurs, que s’inscrit la législation en vigueur. Toutefois, l’expérience sur le terrain est décevante.

A cet égard, le ministre du Travail n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, pointant du doigt certaines pratiques illégales de la part des cabinets de travail temporaire et des entreprises d’emploi qui n’ont pas visiblement bien assimilé les objectifs de ce mode d’emploi. Celui-ci vise à offrir des opportunités aux employeurs pour mieux gérer leurs ressources humaines dans le cadre d’une flexibilité équilibrée permettant aux demandeurs d’emploi qui n’ont pas d’expérience professionnelle d’accéder au marché du travail, afin de leur ouvrir les perspectives vers un emploi stable. Le traitement de l’ensemble des dysfonctionnements s’impose. La tenue de la huitième réunion de la Commission tripartite chargée du suivi de la bonne application des dispositions relatives aux entreprises de travail temporaire était l’occasion de passer au crible ce dossier épineux. Cette réunion a passé en revue l’application des recommandations de la septième réunion de la commission tripartie ainsi que la caution dans les normes internationales et le droit comparé et du système informatique relatif au suivi des activités des agences d’emploi privées. Une application électronique qui a été préparée pour collecter et publier diverses informations sur les activités menées par les agences de travail temporaires sera lancée au cours des prochains mois.

Sami Nemli / Les Inspirations Éco

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