Maroc

Recherche scientifique. Quel apport du nouveau conseil pour les jeunes chercheurs

Le soutien et l’encadrement adéquat des plans de recherche, conçus par les établissements d’enseignement supérieur, devront franchir un nouveau cap après l’entrée en vigueur des prérogatives du Conseil national de la recherche scientifique.

La nouvelle instance nationale doit mettre un terme au grand vide institutionnel qui a perduré dans ce segment crucial de l’innovation des jeunes chercheurs. Le Conseil national de la recherche scientifique sera le seul organisme en charge de tracer les orientations au niveau de la recherche émanant des établissements de formation supérieure et des instituts spécialisés.


Il faut dire aussi que la finalisation des prérogatives du conseil national permettra l’activation d’une batterie de mesures incitatives pour les diverses catégories des jeunes chercheurs. Ce qui conduira à l’amélioration du volume des projets de recherche conçus annuellement, de même que la valeur ajoutée des chercheurs nationaux sera nettement perceptible dans le domaine de l’innovation.

Il faut dire que le contexte pandémique a poussé à accélérer la mise en place d’une stratégie nationale de la recherche scientifique, avec plusieurs piliers constituant le cadre d’orientation de la recherche, dont les partenariats, la gouvernance, la diversification du financement et l’amélioration des études lors du cycle doctoral. L’objectif est de valoriser les résultats des recherches ainsi que le renforcement des infrastructures.

Les priorités du CNRS

En tête de liste des mécanismes à activer à la prochaine rentrée, l’implication du Conseil national de la recherche scientifique. Il s’agit principalement de lui permettre d’intervenir en amont dans le processus de la valorisation des résultats des recherches ainsi que d’instaurer un cadre favorable pour les chercheurs dans l’ensemble des domaines jugés prioritaires par les enseignants et les étudiants-chercheurs.

À souligner que les principaux indicateurs demeurent peu encourageants, puisque le taux d’amélioration des inscrits dans le cycle doctoral reste stable et n’a pas dépassé 1% en 2020, soit 36.850 doctorants dans les établissements d’enseignement supérieur.

Durant l’année universitaire écoulée, ce sont plus de 3.000 nouvelles thèses de doctorat qui ont été soutenus, au moment où 5 universités marocaines se trouvent parmi les 1.000 meilleures universités dans le monde. D’un autre côté, et dans l’objectif de renforcer les infrastructures de l’enseignement supérieur, la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur a donné son aval au projet de création de 21 nouveaux établissements universitaires entre 2021 et 2023. Cette extension concerne aussi les établissements supérieurs à accès limité, de même que 40 institutions universitaires ont pu voir le jour au cours des quatre dernières années.

À souligner que le conseil national devra œuvrer à la valorisation des produits de la recherche, dans l’optique d’une diversification des sources de financement des universités. La principale exigence demeure l’élargissement de l’offre de formation ainsi que la facilitation de l’accès aux étudiants, qui sera accompagnée d’une qualification intégrée des établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Les principales attentes

L’État compte valoriser les résultats des recherches par la création de nouvelles cités d’innovation et procéder à la mise en place de mécanismes efficients pour leur gestion, indique la feuille de route du gouvernement. Les secteurs qui devront bénéficier des mesures incitatives portent sur les énergies renouvelables, la protection de l’environnement et l’agriculture biologique.

À l’ordre du jour également, la poursuite des programmes d’intégration des chercheurs marocains dans la base des données électronique aux niveaux national et international, ainsi que le renforcement du volet institutionnel de la recherche scientifique qui devra également assurer des dotations pour le soutien des unités techniques mises en place pour assister les chercheurs.

Ce sont environ 35.000 analyses effectuées dans des laboratoires de recherche qui sont attendues durant cette année 2021, de même que des appels d’offres seront lancés en vue d’assurer le financement des projets de recherche dans les domaines jugés prioritaires. La mise en place du conseil national sera aussi opérée simultanément au lancement d’une nouvelle génération des mesures pour encourager les chercheurs à se focaliser sur les domaines à fort impact pour le développement.

Younes Bennajah /  Les Inspirations ÉCO

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