Maroc

Port de Casablanca : une nouvelle extension dans le pipe

Le port de Casablanca se prépare à grandir. Ainsi, un appel d’offres pour les travaux de prolongement, de 400 mètres, de la jetée Moulay Youssef, a été lancé.

Le Plan directeur portuaire national (PDPN), élaboré en 2011, avait prévu pour le port de Casablanca plusieurs nouveaux terminaux et quais, pour lesquels le prolongement de la jetée Moulay Youssef s’avérait nécessaire, afin d’améliorer les conditions d’accès et d’accostage des navires. C’est pourquoi le ministère de l’Équipement, du transport, de la logistique et de l’eau a lancé, le 29 décembre dernier, un appel d’offres public pour désigner un opérateur qui aura pour mission d’assurer les travaux d’extension de la jetée Moulay Youssef. De son côté, l’Agence nationale des ports, qui agit en tant que maître d’ouvrage délégué, est chargée du suivi de l’exécution du marché. La jetée en question se compose d’une structure centenaire d’une longueur totale de 3.180 m et d’un prolongement submergé d’environ 400 mètres. Le scénario d’extension de la jetée consiste donc en son prolongement sur une longueur de 400 mètres dans l’alignement du tronçon final, au niveau de la partie submergée de l’ouvrage. Il est à noter, par ailleurs, que le montant d’investissement pour le prolongement de la digue de protection du port de Casablanca est estimé à 990 MDH. Ce projet prévoit la création d’environ 200 postes d’emplois directs et indirects. Le chantier consiste en des travaux de dragage-déroctage de la souille au niveau du prolongement de la jetée. L’opérateur choisi devra récupérer les blocs parallélépipédiques en béton situés à l’extrémité de la jetée, et procéder à son prolongement sur une longueur de 400 mètres. Il devra également réaliser les travaux de surélévation du mur de garde existant au niveau de la jetée Moulay Youssef.


Impact environnemental
L’Agence nationale des ports, qui inscrit ses actions dans une perspective de développement durable, a fait de la prise en compte de l’environnement aux stades de la planification, des études, des travaux et de l’exploitation, une priorité. Ainsi, avant le lancement de l’appel d’offres en question, une analyse de l’impact environnemental du projet a été réalisée par un bureau d’études marocain. L’ANP entend ainsi évaluer les répercussions sur l’environnement naturel et humain de la zone concernée, tout en identifiant les mesures préventives et compensatoires afin d’assurer la réussite du projet, ainsi qu’une meilleure intégration dans son milieu. «Durant la phase de réalisation, les composantes du projet présentent des impacts qui varient d’une importance faible à moyenne. Pour lutter contre le cumul des impacts des différentes composantes, des mesures d’atténuation ont été proposées afin de réduire l’influence des actions des projets sur l’ensemble des éléments du milieu biophysique et humain», explique-t-on dans le rapport du bureau d’études. Durant la phase d’exploitation, l’étude a révélé des impacts d’une importance faible sur les composantes du milieu biophysique. Avec la prise en compte des mesures d’atténuation proposées et leur bonne application, ainsi que l’exigence d’un suivi et d’une surveillance environnementale au cours des travaux et de la phase d’exploitation, le projet de prolongement de la digue de protection du port s’avère être acceptable du point de vue environnemental.

Carte de visite

Le port de Casablanca est un port multifonction principalement tourné vers le commerce. Il s’étend sur 450 hectares, dont 256 hectares de terre-pleins et offre plus de 8 km linéaires de quai. Il peut accueillir et traiter jusqu’à 40 navires à la fois. Il comprend un port de commerce, un terminal dédié aux paquebots de croisière, un nouveau port de pêche, un port de plaisance, ainsi que de nouvelles installations et des infrastructures pour la mise à flot, à sec et la réparation des navires. Il est situé au centre de la côte marocaine atlantique, au fond d’une rade très peu abritée entre les pointes rocheuses d’El Hank à l’ouest et d’Oukacha à l’est. Le port est relié à l’est au boulevard Ben Aïcha et à l’ouest aux boulevards des Almohades et des FAR ; ces artères desservent les six portes d’entrée du port.

Sanae Raqui / Les Inspirations Éco

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