Maroc

Personnes handicapées : la prise en charge se complique durant la crise sanitaire

Une nouvelle étude menée au sein de la Région Casablanca-Settat liste plusieurs recommandations en vue d’une meilleure prise en charge des personnes en situation de handicap.

La nouvelle étude menée au sein de la Région Casablanca-Settat s’est focalisée sur l’analyse des conséquences de la pandémie sur les personnes aux besoins spécifiques. Financée par l’ambassade britannique au Maroc à travers le projet DAAM, l’étude a été menée par le groupe AMH et le cabinet Avicena Projects en vue de dresser un diagnostic sur l’impact de la pandémie sur cette catégorie sociale, ainsi que sur l’organisation des centres de santé spécialisés.


Les enquêtes réalisées se sont, quant à elles, situées au sein du centre hospitalier Noor (CHN) et sur celle de CRRF d’Ain Chock, avec deux périodes qui ont été analysées, que sont le confinement et la reprise dans un contexte sanitaire incertain. «S’il est encore trop tôt pour dresser un bilan définitif de la pandémie de Covid-19, il semblerait que les personnes en situation de handicap font partie des groupes les plus affectés dans tous les aspects de leur vie», indique la conclusion principale de l’étude qui a été lancée en septembre 2020. «Ce qui ressort comme une évidence, c’est que cette crise, dans la Région Casablanca-Settat, comme au Maroc et partout dans le monde, a exacerbé toutes les vulnérabilités préexistantes, matérielles, fonctionnelles et émotionnelles, aux niveaux, individuel, familial, professionnel, économique et sociétal».

Une nouvelle approche pour atténuer l’impact
Les conclusions principales de l’étude s’articulent autour de l’analyse des facteurs de risque et d’agir sur les causes structurelles de cette vulnérabilité accrue et de «s’attaquer aux conditions sous-jacentes qui rendent possible une «syndémie», qui devient ainsi un véritable enjeu de santé publique et un moyen de créer une société plus résiliente face aux pandémies», indique l’étude. Au niveau des deux centres de santé qui ont fait l’objet de l’étude, le principal constat qui s’est dégagé concerne les changements organisationnels conséquents pour les deux unités.

«Au CHN, la mise en place d’un comité Covid-19 dès le début de la pandémie a permis d’analyser l’évolution de la situation épidémiologique, de suivre les directives nationales et d’adapter l’activité en conséquence», indique l’étude. Cette évolution a conduit à la décision drastique de suspendre l’activité en ambulatoire à la mi-mars, et de confiner le personnel dans la structure (par roulement, chaque quinzaine) pour assurer la prise en charge des patients hospitalisés. «Particulièrement importants pendant le confinement, les effets de la crise continuent à se faire sentir près d’un an après le début de la crise», insiste l’étude. Plusieurs indicateurs attestent en effet que la réorganisation et la sensibilisation des ressources humaines aux nouveaux protocoles d’hygiène ont été opérées, de même que des dépenses supplémentaires dues à la nécessité de renouveler continuellement les produits d’hygiène, les masques ont été aussi enregistrées, parallèlement à «une réduction conséquente des activités paramédicales qui ont chuté de 25% par rapport à l’année 2019, accompagné d’un ajustement continuel des activités en fonction de l’évolution sanitaire et des leçons apprises au cours de la crise», constate l’étude réalisée dans la Région Casablanca-Settat. 

Younes Bennajah / Les Inspirations Éco

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