Maroc

Partis politiques : L’UC tente de recadrer la question des libertés

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À l’approche des législatives, le parti du cheval a choisi d’inaugurer son cycle de conférences mensuelles avec la problématique des libertés individuelles. Plusieurs recommandations ont été formulées durant cette première édition des «Jeudis de l’UC».


Près de 7 ans après les «Jeudis de la gouvernance», qui ont été organisés par l’UC entre 2008 et 2009, le parti de l’opposition a choisi de ressusciter cette initiative, aujourd’hui rebaptisée «Jeudis de l’UC»… à cinq mois des élections législatives. «Aucune force de proposition n’est exclue et nous appelons les partis politiques à participer avec nous à ce débat», a indiqué Mohamed Sajid, secrétaire général de l’UC, durant cette rencontre tenue à Casablanca le 28 avril. Développant son approche de ce sujet complexe, Sajid a tenu à attirer l’attention sur la tendance inquiétante constatée depuis quelques mois. «J’ai pendant longtemps été maire de cette ville.

Le progrès, je ne pouvais l’évaluer qu’à la mesure de l’impact de mes actions. Aujourd’hui, j’ai des responsabilités autres. Mon action est différente, mais ma définition du progrès demeure la même», a tenu à préciser le n°1 de l’UC, qui vient de boucler 9 mois à la tête du parti. Sajid a livré sa position sur l’évolution des libertés individuelles au Maroc. «Les réseaux sociaux et les médias nous ont clairement signifié l’apparition d’une forme de dictature morale. J’ai vu les règles de Droit se fragmenter entre «vice» et «vertu». Je vois notre liberté réquisitionnée par les idéologies», a noté Sajid à propos des constats élémentaires qui sont probablement partagés par d’autres acteurs politiques et civils.

Les recommandations du parti du cheval autour de cette problématique de protection des libertés fondamentales listées par la Constitution se focalisent sur les chantiers encore en discussion, notamment l’arsenal législatif. En plus des projets de loi sur la protection des femmes contre la violence, la parité et le Code de la presse, un compromis devra aussi être trouvé quant au Code pénal. Un appel a été lancé par Sajid pour exercer un militantisme constructif notant que, «malgré sa difficulté réelle, cette question semble traitable, dans le cadre d’un consensus marocain».

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