Maroc

ORIENTAL. Comment l’INDH a contribué à l’essor de la région

Lancée deux ans après l’Initiative royale pour l’Oriental en 2003, l’Initiative nationale de développement humain, qui en est à sa troisième phase (2019-2023), a fortement contribué à l’essor de la région sur tous les plans.

Capitalisant sur les acquis de ses deux premières phases, portant sur les périodes 2005-2010 et 2011-2018, l’INDH a entamé une ère nouvelle de son existence avec la troisième étape qui couvre les années 2019 à 2023. Lancée en 2005 par le roi Mohammed VI, l’INDH est un véritable chantier de règne qui a pour ambition de réduire les déficits socio-économiques existants et de favoriser l’intégration économique des plus démunis, en préservant ainsi leur dignité. La Phase III vise à consolider l’existant et à bâtir l’avenir, en s’attaquant résolument aux freins au développement humain, à travers un ancrage territorial plus marqué.


À cet égard, l’Oriental représente un exemple réussi de développement régional puisque l’INDH, lancée deux années après l’Initiative royale pour le développement de l’Oriental en 2003, a fortement contribué à ce nouvel essor territorial de la région. Dans la continuité de cette dynamique enclenchée depuis 2005, un portefeuille de 693 projets, mobilisant au total plus de 663 MDH et relevant de quatre programmes différents, a été identifié, au titre de la phase III de cet immense chantier. Concrètement, 499 projets ont déjà été achevés, soit un pourcentage de réalisation de 72%. 170 projets sont en cours de réalisation, et le lancement de 26 autres est prévu pour les semaines à venir. Il va sans dire que l’INDH se taille la part du lion dans l’enveloppe des investissements correspondants avec un total de 467 MDH, soit plus de 70% des montants mobilisés.

Le détail par programme
Pour rappel, le premier programme porte sur «le rattrapage des déficits en infrastructures et services sociaux de base dans les territoires sous-équipés». Sur 108 projets qui en relèvent, 51 ont été déjà réalisés, 55 sont en cours de réalisation et deux en instance de lancement. Lesdits projets ont ciblé 65.665 bénéficiaires à Figuig, Berkane, Guercif, Nador, Oujda-Angad, Jerada, Driouch et Taourirt. Ils portent essentiellement sur l’électrification (41 projets), la santé (21), et d’autres secteurs tels que l’éducation, les routes et l’alimentation en eau potable. S’agissant du second programme, dédié à «l’accompagnement des personnes en situation de précarité», il cible 2.339 bénéficiaires et englobe 180 projets. 106 sont déjà opérationnels, 32 en cours et 22 seront bientôt lancés. Quant à «l’amélioration du revenu et l’inclusion économique des jeunes», au menu du troisième programme, la situation des 106 projets qui en relèvent se présente comme suit : 89 projets sont achevés et 17 en cours. Selon les résultats arrêtés à fin mai 2021, ce troisième programme a permis de créer annuellement 417 emplois destinés à des jeunes, de même qu’il a bénéficié à 113 TPE et coopératives dans les différentes préfectures et provinces de la région. Concernant les plateformes de jeunes, 113 créations de TPE et coopératives ont été enregistrées avec 417 insertions professionnelles qui ont abouties.

2021-2023 : 1.205 projets totalisant 742 MDH
Concernant le quatrième et dernier programme, consacré à «l’impulsion du capital humain des générations montantes», 296 projets ont été achevés sur 361 prévus, 59 autres sont en cours de réalisation et 6 seront lancés prochainement. Ce programme bénéficie à 153.441 personnes. Dans ce cadre, la création d’unités d’enseignement primaire a permis l’opérationnalisation de 152 unités, 46 autres étant en phase de réception. Elles se décomposent en 59 unités préscolaires réalisées au titre de l’exercice 2019, 198 en 2020 et 205 en 2021. Par ailleurs, le bilan prévisionnel du PRDH de la région, pour la période 2021-2023, a prévu 1.205 projets totalisant 742 MDH, dont 663 MDH incombant à l’INDH. À signaler que 62% de ce portefeuille est inscrit au troisième programme consacré à «l’amélioration du revenu et l’inclusion économique des jeune», alors que 24% est consacré au second programme, dédié à «l’accompagnement des personnes en situation de précarité». Le reliquat concerne les premier et troisième programmes.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO Docs

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