Maroc

Mohammed Zaoudi : “L’IGA et la recette du «P3» qui fait école”

Mohammed Zaoudi
Directeur de l’IGA

C’est devenu un rituel pour cette école supérieure d’ingénierie et de management. En début d’année, chaque groupe d’étudiants de l’IGA se voit attribuer un professeur «P3», entendez un «professeur permanent principal» en charge du soutien ainsi que de l’écoute et l’accompagnement pédagogique des étudiants qu’il parraine. Une recette, entre autres outils, qui permet à l’école de revendiquer un taux d’encadrement parmi les plus élevés de la place, et qui, au vu des résultats obtenus, a fait la preuve de son efficacité.

Quelles sont les principales forces distinctives de votre corps professoral ?Nous comptons, à l’IGA, un nombre de professeurs permanents particulièrement élevé, représentant plus de 70% de notre corps enseignant global. Cette force permet à notre groupe non seulement de dépasser les exigences en termes de compétences et formations, mais surtout de mieux accompagner et encadrer nos chers étudiants tout au long de leurs parcours. Nous veillons au sein de l’IGA, chaque année, à renforcer notre corps professoral par de nouveaux recrutements ainsi que la formation continue de ces derniers qui représentent la colonne vertébrale d’une école.

Quelles relations entretiennent vos enseignants avec leurs étudiants ?
Il y a quelques années, nous avons instauré la notion de «P3», pour Professeur Permanent Principal. En début de chaque année, nous affectons à chaque groupe d’étudiants un professeur P3, qui a comme mission principale le soutien, l’écoute et l’accompagnement de ses étudiants pour des aspects pédagogiques et parfois même personnels avec l’objectif de leur faciliter la vie estudiantine au sein de l’IGA.

Quel est le ratio enseignant-étudiants dans votre établissement ?
Vu que nous sommes reconnus par l’État, nous sommes dans l’obligation de respecter les ratios exigés par le ministère de tutelle. Mais grâce à notre politique d’amélioration continue, nous arrivons à dépasser largement ces ratios. Ce qui permet à l’IGA de revendiquer un des taux d’encadrement les plus élevés, et qui a fait la preuve de son efficacité au vu des résultats obtenus.

Quelle est la composition du corps professoral de votre établissement en termes de genres, nationalités, domaines et niveaux de qualification ?
Tout notre corps professoral respecte les prérequis imposés par le ministère de tutelle, à savoir les diplômes, disciplines et bien évidemment les compétences. La grande majorité de nos professeurs, femmes et hommes, sont des docteurs issus des plus grandes écoles et universités. Nous faisons aussi intervenir des professionnels experts dans leurs domaines afin de partager leurs riches expériences avec nos étudiants. Vu que nous formons, à l’IGA, des ingénieurs et des managers, nous comptons donc sur un corps professoral riche et varié en termes de disciplines, ce qui nous aide à former des profils multidisciplinaires très compétents dans leurs domaines.

En milieu universitaire, les femmes continuent de gravir les échelons. Quelle est la place des femmes enseignantes dans le corps professoral de votre établissement ?
Effectivement, d’une manière générale, il reste encore du travail devant nous, mais je trouve que dans le milieu de l’enseignement, la femme s’est forgé une place de choix. Ceci est confirmé par la politique du groupe qui a, depuis toujours, misé sur un corps professoral bien mitigé. Choix dont nous sommes fiers et que nous ne regrettons pas du tout

Votre établissement s’inscrit-t-il dans la stratégie nationale de préparation des ressources humaines et talents dont a besoin le secteur de l’enseignement au Maroc ?
Tout à fait, nous comptons actuellement presque 20.000 diplômés, et nous participons, depuis plus de 40 ans, au développement de notre pays. Nous avons bien accueilli cette nouvelle stratégie nationale visant à renforcer le secteur de l’enseignement, et nous nous mettons entièrement à la disposition du ministère du tutelle pour une éventuelle collaboration.

Comment évaluez-vous la présence de vos enseignants dans les débats sociaux et leur visibilité dans les médias classiques et en ligne ?
Il s’agit là d’actions que nous menons depuis longtemps. Chaque année, la plupart de nos professeurs participent à des débats et conférences médiatisés, que ça soit à l’échelle nationale ou internationale. Il faut encourager ces initiatives afin de booster le secteur et le faire évoluer comme il se doit.

La crise de la Covid-19 a accéléré la digitalisation dans l’enseignement supérieur. Quel est le niveau de digitalisation de vos processus d’enseignement ?
Certes, parmi les rares avantages de cette crise, figurent l’introduction et l’accélération de la digitalisation dans les différents secteurs d’activité, notamment celui de la formation et plus particulièrement l’enseignement supérieur. Cette digitalisation existait déjà au niveau de quelques modules, mais la pandémie a réussi, dans un temps record, à faire rentrer dans les mœurs cette façon d’enseigner et à la faire accepter par l’ensemble des parties prenantes.

Nous avons opté, à l’IGA, pour un système plutôt en mode présentiel mais tout en profitant et mettant en place tous les avantages de la digitalisation (espace numérique de travail, digitalisation de certains cours, enregistrement des cours (MOOC),…). Nous avons privilégié cette démarche qui représente pour nous une valeur sûre afin d’honorer notre engagement vis-à-vis de nos étudiants et leurs parents.

Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO

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