Maroc

Mohamed Aziz Lahlou : “Nos enseignants se distinguent dans les activités de recherche scientifique”

Pour conserver son rang, l’Université privée de Fès mise sur l’innovation, une offre de formation adaptée aux réalités du marché de l’emploi et un corps professoral de qualité. Le président de l’UPF a d’autres atouts à faire valoir…

Quel est le ratio enseignant-étudiants dans votre université ?
L’Université privée de Fès (UPF) est à même d’affirmer avec fierté que sa stratégie initiale de «Learning adapté» reste immuable dans le temps. En effet, elle accorde une importance majeure aux relations étudiants-professeurs-administration en assurant un accompagnement de proximité de l’étudiant, et en contribuant à l’animation de la vie estudiantine et de la dynamique scientifique. Ces actions font de cette université un lieu de savoir, de vie, d’échanges, d’animation et d’intégration.

Quantitativement, nous offrons l’un des meilleurs taux d’encadrement de l’enseignement supérieur. Ainsi, dans le domaine de l’ingénierie, nous disposons en moyenne d’un enseignant pour 12 étudiants, sachant que le taux d’encadrement requis dans ce champ disciplinaire est de un pour vingt.

De même, concernant les sciences de gestion, le taux d’encadrement est d’un enseignant pour 19 étudiants, alors que la norme réglementaire est de 1 pour 25. Toutefois, au-delà de l’aspect quantitatif, nous veillons à maintenir nos standards de qualité à travers une stratégie de formation visant l’excellence et aussi à améliorer les rendements internes et externes de notre système.

Quels sont les éléments distinctifs de votre corps professoral ?
Les ressources humaines pédagogiques de l’université s’élèvent à 153 professeurs de 10 nationalités différentes dont 74 enseignants-chercheurs permanents. Par ailleurs, l’approche genre est respectée voire dépassée (54% de femmes).

La mise à contribution des Femmes et des Hommes de l’Université privée de Fès, pour la réalisation du Plan de développement de leur université, permet à la fois de les valoriser et de les responsabiliser dans le cadre d’une approche de gestion participative sous-tendue par une politique de moyens vs objectifs et la mise en place de dispositifs de reconnaissance pour l’excellence.

De même, nous accompagnons nos ressources humaines par des programmes de formations adaptés qui touchent à la maîtrise de la pédagogie sous ses différents aspects, des diverses formes de communication, des activités d’apprentissage et d’évaluation… Nous avons aussi recours à des méthodes permettant l’amélioration des performances dans la recherche scientifique. Les résultats qui en découlent sont très probants, avec une nette amélioration des rendements pédagogiques en matière de taux de réussite et d’insertion.

Ainsi, en se basant sur des enquêtes réalisées par notre service de suivi des lauréats, le taux d’insertion dépasse 80% dans les six mois qui suivent l’obtention du diplôme. Nos enseignants-chercheurs se distinguent dans les activités de recherche scientifique par l’organisation et la participation à des conférences et à des colloques à l’étranger ainsi que par une production scientifique de qualité dans des revues et journaux scientifiques internationaux indexés et à très fort impact.

Votre université s’inscrit-elle dans la stratégie nationale de préparation des ressources humaines et talents dont a besoin le secteur de l’enseignement au Maroc ?
Compte tenu du rôle que se doit de jouer notre université dans l’accompagnement des différentes stratégies de développement du pays et des efforts des différents agents économiques nationaux et régionaux, nous tenons à ce que nos programmes (tant en matière d’enseignement que de recherche et de formation continue) soient conçus dans le cadre d’un benchmarking des disciplines. Nous veillons dans ce cadre à préciser explicitement les compétences à acquérir au cours et au terme de chaque formation. Ensuite, nous développons nos méthodes d’enseignement, sous leurs aspects à la fois pédagogique et didactique, en ayant recours aux techniques et outils les plus modernes et les plus performants.

Nous ne négligeons pas pour autant le développement des compétences humaines indispensables (soft skills et life skills) telles que le multilinguisme, l’autonomie, la capacité de rebond, la prise d’initiative, la créativité, l’innovation et l’esprit critique. En fin de compte, nous adaptons notre offre de formation, qu’elle soit en Ingénierie, en Sciences de gestion ou en Architecture et Design, pour la faire sortir des sentiers battus des disciplines classiques cloisonnées pour aller vers des cursus innovants, transversaux, et polyvalents.

Ceci est d’autant plus nécessaire que notre lauréat sera appelé, après sa formation, à devenir manageur-décideur et devra maîtriser la triple compétence relative à sa spécialité d’origine, aux outils de décision et à ses aptitudes managériales et individuelles pour performer. Notre stratégie consiste aussi à préparer aux métiers du futur grâce à une prise de conscience du besoin de développement des compétences nouvelles et à une meilleure orientation des effectifs vers les formations les plus performantes sur le plan économique et social pour un meilleur accompagnement de l’insertion professionnelle.

Dans le cadre d’une veille prospective pour accompagner les tendances du marché de l’emploi, l’UPF accueillera un nouveau-né dans son panel d’établissements à savoir la Faculté des sciences et techniques de santé de Fès, avec des formations répondant aux besoins avérés dans le domaine sanitaire.

Ces formations aboutiront à la délivrance de Licences professionnelles en «Sciences infirmières polyvalentes», «Sciences infirmières anesthésie réanimation», «Technologies de laboratoire biomédical», «Diététique et nutrition» et «Psychologie générale» ainsi que d’un Master en «Psychologie clinique».

Face aux attentes des nouvelles générations d’étudiants, quelle est la stratégie de digitalisation mise en place par l’UFP afin d’adapter ses processus d’enseignement à cette réalité ?
La révolution numérique, y compris l’émergence de l’intelligence artificielle et le développement de l’éducation-formation sur le web, perturbe tous les aspects de la vie et du travail par la création de nouveaux emplois et la destruction d’autres. Les récentes crises liées à la pandémie de Covid-19 ont provoqué des impacts majeurs sur les systèmes éducatifs du monde entier, y compris l’enseignement supérieur.

Depuis, ce dernier a une carte à jouer : celle d’un enseignement qui ne soit pas uniquement utilitaire, mais qui accompagne les apprenants, qui forme et invite à la réflexion. Ainsi, les institutions d’enseignement supérieur se doivent d’adapter leurs modèles afin de tirer parti des potentialités du numérique, pour accroître la qualité de leurs modèles pédagogiques et améliorer l’insertion professionnelle de leurs lauréats. Les nouvelles générations d’étudiants que nous recevons à l’UPF ont été bercées par le numérique.

Ces jeunes attendent que l’université soit plus flexible, mieux adaptée aux nouvelles technologies et surtout plus accessible pour tous à travers des bibliothèques numériques, des cours disponibles en ligne et des contenus numérisés libres d’accès.

Les réseaux sociaux doivent également jouer un rôle central dans les cursus d’étude et permettre la mise en place d’un enseignement participatif et collaboratif ainsi que d’un suivi réel entre les différentes promotions. Au sein de l’UPF, nous nous sommes adaptés à cette nouvelle donne, et nous offrons à nos étudiants des environnements numériques de travail adéquats répondant à leurs besoins spécifiques.

Quelle est la stratégie de l’UPF pour renforcer son programme de transformation digitale ?
La révolution numérique ne doit pas non plus écarter l’université de ses fondamentaux consistant à développer l’esprit de recherche, la transmission d’une culture générale, l’acquisition d’outils d’analyse… Autant de compléments indispensables aux compétences techniques et professionnelles spécialisées de l’ère digitale. Par ailleurs, pour renforcer son programme de transformation digitale, l’UPF est accompagnée par le leader des équipements et progiciels informatiques relatifs au paiement électronique.

Grâce à ce programme novateur, qui associe les technologies de paiement électronique aux usages numériques spécifiques à l’écosystème éducatif, l’UPF met à la disposition de ses étudiants de multiples services, notamment une carte de campus multiservices et une application de paiement interopérable.

Le principal objectif de cette transition technologique est de digitaliser tous les services au sein de l’Université, tout en développant, sur le court et moyen terme, un vaste programme d’applications permettant une digitalisation accélérée dont le bénéfice se répandra en faveur tant des étudiants et leurs parents que de ses collaborateurs.

Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO

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