Maroc

Meknès veut booster le secteur oléicole

Des experts espagnols et marocains ont partagé leurs expériences dans la maîtrise des nouvelles technologies et les innovations de trituration des olives et de valorisation des coproduits de l’olivier. La biomasse de l’olivier pourrait constituer une solution alternative pour le déficit énergétique mondial.


Plus de 120 participants, représentant différentes sociétés industrielles oléicoles marocaines, des Groupements d’intérêt économique (GIE) et des coopératives oléicoles de diverses régions oléicoles marocaines, ont pris part à l’atelier de formation internationale «Maestro des Moulins». Cette rencontre a été organisée par l’Agro-pôle Olivier et l’École nationale de l’agriculture de Meknès, en partenariat avec l’Université internationale d’Andalousie (UNIA), sous le thème «Élaboration de l’huile d’olive de qualité et gestion des coproduits de l’olivier», à l’Agro-pôle Olivier Meknès.

«Les experts espagnols et marocains ont partagé leurs expériences et leur savoir-faire pour la maîtrise des nouvelles technologies et les innovations de trituration des olives et de valorisation des coproduits de l’olivier, pour une oléiculture durable respectueuse de l’environnement», souligne Noureddine Ouazzani, responsable de l’Agro-pôle Olivier. En effet, cette rencontre a été conçue comme une plateforme de transfert de technologie, de savoir et de savoir-faire, en matière de technologie oléicole.

L’objectif principal de cet atelier international était d’assurer une formation technique professionnelle aux opérateurs et personnel technique des unités de trituration des olives afin de leur permettre la maîtrise du processus de fabrication de l’huile d’olive, à la fois du point de vue qualitatif que quantitatif, ainsi que la gestion durable des déchets et des coproduits de l’olivier.

Nouvelles technologies
À noter qu’en matière de trituration des olives, de nouvelles technologies ont fait leur apparition au cours de ces dernières années permettant d’accélérer le rythme de transformation, de maximiser le taux d’extraction de l’huile d’olive et surtout d’en améliorer la qualité. D’ailleurs, l’un des défis du secteur est non seulement la modernisation de l’outil de transformation, mais aussi la maîtrise du processus de fabrication de l’huile d’olive, à la fois du point de vue qualitatif, quantitatif et de gestion durable des coproduits de l’olivier. Le thème retenu lors de cette rencontre répond parfaitement aux préoccupations de la COP22 en matière d’énergie renouvelable, de protection de l’environnement, et de valorisation des coproduits de l’olivier pour une oléiculture durable. En plus qu’elle est nécessaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, la biomasse de l’olivier constitue un atout pour l’économie de la filière oléicole marocaine.

Solution alternative
«2 kg de noyaux représentent l’équivalent de l’énergie d’un litre de gasoil, soit presque 10 kW. Ce qui permet de valoriser le potentiel énergétique de cette biomasse, représentant ainsi des avantages environnementaux et économiques indéniables pour cette filière», précise Noureddine Ouazzani. En effet, la biomasse de l’olivier pourrait constituer une solution alternative pour le déficit énergétique mondial après transformation par les technologies de cogénération et de gazéification, permettant la production d’une quantité non négligeable d’énergie verte.

Cette énergie présente des avantages énormes, telle qu’une faible émission de CO2 par rapport aux énergies fossiles, la création d’un dynamisme territorial à travers les emplois qui pourraient être engendrés en faveur des acteurs locaux et un coût d’investissement compétitif. À noter que le secteur oléicole marocain, dans diverses régions, et en particulier dans la région Fès-Meknès, génère une très grande quantité de sous-produits de l’olivier (industriels et agricoles) durant la trituration, constituant ainsi une ressource exploitable pour la production de l’énergie.

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