Maroc

Lydec réduit les délais de raccordement

Le nombre de procédures relatives au raccordement des entreprises au réseau électrique qui est de 5 aujourd’hui sera ramené à 3 en 2019. La durée de traitement des demandes passera de 49 jours actuellement à 30 jours en 2019.


Comment Lydec contribue-t-elle à l’amélioration de l’environnement des affaires dans la région de Casablanca ? C’est l’une des questions traitées durant la dernière réunion du Comité régional de l’environnement des affaires (CREA) qui s’est tenue récemment au siège de la Wilaya de la région Casablanca-Settat. Durant cette réunion, les responsables de Lydec ont présenté les «réformes introduites en matière de raccordement à l’électricité pour les entreprises». «Il s’agit entre autres de la dématérialisation totale de ce processus. Aussi, nous avons mis en place une plateforme électronique dédiée baptisée «e-raccordement». Le principal objectif de cette plateforme est de permettre à nos clients de gérer leurs dossiers de raccordement à l’électricité moyenne tension en ligne de bout en bout, de suivre son avancement en temps réel et d’interagir de manière collaborative avec toutes les instances concernées par son traitement», souligne Jean Pascal Darriet, DG de Lydec.

«Ces réformes portent également sur un ensemble de paramètres tels que le nombre de procédures, les délais et les coûts de raccordement à l’électricité pour les entreprises, qui sont pris en considération par la Banque mondiale dans le cadre du classement annuel Doing Business», ajoute le dg. Sur ce point, il faut noter que via cette plateforme (e-raccordement), le délégataire a réussi à minimiser les procédures et à réduire la durée du traitement des raccordements. À partir de 2012 jusqu’à cette année, le nombre de procédures n’est que de 5 pour une durée de traitement de 49 jours. Ainsi, selon les responsables de Lydec, le client dépose une demande de raccordement et attend un devis de Lydec (9 jours). Il obtient une étude sur le terrain (external inspection) par Lydec (simultanée avec la procédure 1). Ensuite, il obtient les travaux externes de la part d’un électricien/une compagnie d’électricité agréée par Lydec (1 jour). Ledit client devra également obtenir une attestation de contrôle des installations basse tension (25 jours). Enfin, il signe un contrat d’abonnement et obtient une partie des travaux externes et la mise en service par Lydec (7 jours + 8 jour agence). Pour 2019, le nombre de ces procédures sera ramené à 3 pour un délai de traitement de 30 jours. Ainsi, le client déposera sa demande en ligne et réglera le devis de raccordement (10 jours). «Il obtiendra par la suite les travaux externes de la part d’une compagnie d’électricité agréée», note-t-on auprès des responsables de Lydec.

Les travaux se feront dans un délai de 15 jours. Enfin, après la signature du contrat d’abonnement par le client, Lydec activera son service. Cette procédure permettra selon Lydec de réduire de 13% le coût du raccordement. Cela dit, il faut rappeler que l’indice de raccordement au réseau d’électricité est pris en considération dans le classement Doing Business de la Banque mondiale permettant ainsi de connaître le degré de la facilité des affaires dans un pays donné. Concernant le Maroc, l’objectif pour le Doing business 2021 est de se classer parmi les 50 premières économies. «Cet objectif vise, à travers l’adoption des normes et bonnes pratiques telles que présentées dans le CREA dans le cadre de l’indicateur Raccordement à l’électricité, à faciliter l’activité économique des entreprises au Maroc et à renforcer l’attractivité du pays pour l’investissement international. Il est évident que l’indice du raccordement à l’électricité sera fortement amélioré à travers la mise en place de ces réformes et participera in-fine au classement du Maroc en vue d’atteindre l’ambition fixée», précise Darriet. Toutefois, il faut dire que dans leurs démarches relatives au raccordement au réseau électrique, les entreprises sont souvent confrontées à des obstacles d’ordre administratif. Il s’agit entre autres de ceux relatifs à l’obtention des autorisations administratives lorsqu’il est question de faire passer les câbles d’alimentation sous terre au niveau des voies publiques. «Les obstacles sont également relatifs aux prix d’acquisition et d’installation des équipements électriques de moyenne tension, ainsi qu’à la coordination nécessaire avec les parties prenantes externes à Lydec et qui sont responsables de différents chantiers de travaux de la ville afin d’éviter les arrachements de câbles et les incidents sur le réseau électrique qui sont à l’origine des interruptions intempestives du courant», précise le dg de Lydec. 


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