Maroc

Lutte contre la corruption, «Il est encore temps» ?

L’heure du bilan n’est pas encore arrivée, selon le ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration. C’est le prochain gouvernement qui devra achever l’application de la stratégie, déjà enclenchée.


La lutte contre la corruption est au coeur du débat parlementaire avec, cette fois, des conseillers qui ne trouvent pas encore de «traces» des actions revendiquées par l’État dans ce domaine. Non seulement l’effet dissuasif des mesures décrétées fait défaut, mais ce sont surtout les modalités pratiques envisagées qui font monter l’inquiétude des parlementaires. Interpellé par 7 groupes, au sein de la 2e Chambre, Mohamed Moubdii, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la modernisation de l’administration, n’est pas d’accord avec les partis de l’opposition qui ont demandé un bilan du gouvernement. «Le plus grand apport est la nouvelle approche qui a été entérinée», a noté Moubdii, qui estime qu’il est prématuré de juger la nouvelle stratégie qui s’étend jusqu’à 2021. Le ministre a insisté sur la convergence des actions ainsi que sur les mesures qui nécessitent une forte mobilisation. Sans citer de secteurs, le ministre de la Fonction publique a mis l’accès aux services publics, comme vrai enjeu des pouvoirs publics. La stratégie qui s’étend sur les 5 prochaines années implique aussi que la continuité de ce dossier sera plus que décisive. Le ministre a implicitement indiqué que le gouvernement de Benkirane devait d’abord gagner cette bataille, d’apparence facile, et qui est celle de l’application des mesures préconisées par la stratégie ainsi que l’élargissement des missions dévolues à l’instance de probité. À rappeler que c’est le département chargé de la Fonction publique et de la réforme administrative qui chapeaute cette stratégie, dont les axes englobent les mesures prises par le gouvernement en matière de transparence, d’égalité des chances pour l’accès aux emplois publics, et de sanctions contre les actes punis par la loi. Les acquis s’articulent autour de la lutte contre l’enrichissement illicite via l’amendement et la publication des lois relatives à la Déclaration obligatoire du patrimoine (DOP), la simplification des procédures et la transparence pour l’accès aux marchés. Toujours au niveau légal, la généralisation des concours en matière de recrutement et d’accès à la fonction publique, et la protection des témoins et dénonciateurs de la corruption, ont été aussi mises en œuvre. Enfin, le dernier volet porte sur la création d’un mécanisme d’analyse d’informations financières pour le blanchiment d’argent.


Abonnez vous pour lire tout le contenu de votre quotidien Les Inspirations Eco

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page