Maroc

Le syndic : entre exigences des habitants et respect des règles de la copropriété

La demande qui se fait de plus de plus importante sur les lots de terrain destinés à l’habitation dans la région Casablanca-Settat et les prix, parfois excessivement élevés, ont poussé de plus en plus de familles a opté pour la propriété commune au sein d’immeubles ou résidences, une donne qui a fait surgir un nouveau besoin, celui du syndic, représentant légal du syndicat de copropriétaires, dont la tâche est de répondre aux exigences des habitants tout en veillant au respect des règles de la copropriété.

Pour réglementer et encadrer les relations entre les propriétaires, et définir les responsabilités des uns et des autres, la majorité des résidences ont opté pour la mise en place de l’union des copropriétaires, un bureau qui veille sur la bonne marche de la gestion et l’entretien des espaces communs (parking, jardins, piscines, éclairage…).

Suite à de longues années d’expérience, la majorité des résidences optent pour le choix d’un syndic non-résident pour mener à bien les assemblées générales et éviter tout esprit de favoritisme, conformément au règlement intérieur de la résidence.

La nécessité d’habiter au sein de ces structures a donné lieu à un mélange hétérogène d’habitants venant de milieux différents et d’horizons disparates (social, financier, éducatif…) d’où les problèmes et les conflits dont la résolution nécessite parfois le recours à une tierce partie, notamment la justice.

À la lumière de plusieurs entretiens réalisés par M24, la chaîne d’information en continu de la MAP, il a été constaté que les habitants ont souvent recours aux services judiciaires et sécuritaires compétents pour déposer des plaintes à l’encontre de leurs voisins pour des raisons diverses. Des motifs qui peuvent parfois paraitre futiles et qui pouvaient bien être régler à l’amiable.

Selon M. Khalil Khayati, vice-président du syndic au sein d’une résidence de 157 appartements à Mohammedia, parmi les problèmes qui enveniment les relations entre résidents figurent ceux liées au parking des voitures, à l’appropriation d’espaces communs par certains voisins et le tapage nocturne, soulignant qu’il s’agit globalement du non respect du règlement approuvé lors des assemblées générales.

Il a appelé dans ce sens les habitants à multiplier d’efforts pour préserver les intérêts communs et garantir une vie sereine à tous.

Pour d’autres habitants d’une résidence de 64 appartements, tout un chacun doit contribuer financièrement à la préservation des espaces communs, puisque dans le cas contraire, il serait impossible de mener à bien les actions arrêtées dans l’objectif de préserver l’état des résidences et de lancer de nouveaux chantiers d’entretien et d’embellissement.

Pour le syndic de cette résidence, Khalid Baji, cette unité fait face à plusieurs problématiques liées notamment à l’absence de la permanence pour l’entretien des piscines et la préservation des jardins. Il s’agit, également, du mauvais état des ascenseurs et de l’absence de électricité dans les couloirs et les escaliers.

De son côté, Ahmed Hmami, membre de l’ordre des avocats de Casablanca, a fait savoir que la loi 18-00 relatif à la copropriété a tracé les grandes lignes pour gérer l’élection du syndic et faire face aux litiges qui peuvent accompagner l’élection à ce poste.

En cas de litige, précise M. Hmami, Il est possible, selon les règlements en vigueur de réunir une assemblée générale extraordinaire (3/4 des adhérents), précisant que si le litige porte sur la personne du syndic, la gestion est automatiquement confié à son second.

Si les litiges persistent encore, les parties concernées peuvent s’adresser au tribunal compétent qui se charge d’appliquer les lois en vigueur et de permettre la tenue d’une assemblée générale extraordinaire et l’adoption du rapport avant qu’il ne soit confié aux autorités compétentes (autorités locales en cas de bien titré et tribunal de première instance pour les biens non-titrés), a fait savoir M. Hmami.

Le respect mutuel et la préservation de l’intérêt public demeurent les seuls moyens pour garantir une vie commune imprégnée de quiétude et de bien être au sein de ces structures.

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