Maroc

L’art marocain a ses mousquetaires !

L’un est dans la musique, l’autre dans le cinéma et le troisième dans le design. Ils sont tous les trois marocains et ont su créer un pont artistique entre la France et le Maroc. Leur travail a payé puisque Farid Bensaid, Nabil Ayouch et Hicham Lahlou ont été consacrés Chevaliers des arts et des lettres par l’ambassade de France.

La France a reconnu le travail de trois artistes marocains, mardi 9 février. C’est Jean François Girault, ambassadeur de France au Maroc qui a décerné les insignes des arts et des lettres à Rabat aux artistes, à savoir Farid Bensaid, Nabil Ayouch et Hicham Lahlou. En effet, «leurs travail et réflexion contribuent à changer le regard que nous portons sur le monde», avait-il annoncé lors de son allocution avant d’ajouter que ces derniers «se sont illustrés dans les relations entre la France et le Maroc». 


Farid Bensaid

La musique classique pour panser les blessures

À la fois, homme d’affaires émérite et virtuose du violon, pour lequel il est passionné depuis l’âge de 10 ans, Fairid Bensaid est une valeur sûre de la musique classique au Maroc. Il dirige la Fondation Ténor pour la culture et l’Orchestre philharmonique du Maroc (OPM), et est fortement impliqué dans le festival des Alizés dont sa fille, Dina Bensaid, est directrice artistique, et durant lequel il donne plusieurs concerts. Il contribue fortement à l’image moderne du pays à l’étranger et prouve que la musique classique a trouvé refuge au Maroc. Il ne s’arrête pas là puisqu’il donne naissance à un beau projet, le projet Mazaya pour contribuer à la lutte contre l’exclusion sociale et la précarité en milieu urbain. Farid Bensaid souhaite offrir à des jeunes démunis la possibilité de devenir musiciens professionnels à travers une formation professionnalisante parallèlement à une formation scolaire élémentaire de base dispensée par la fondation. Cette initiative en est à sa 3e année avec une classe pilote de 40 élèves qui ont déjà donné des concerts époustouflants à Essaouira lors du festival des Alizés, entre autres. 

Nabil Ayouch 

Le défenseur des âmes  en peine

«Ali Zaoua», «Whatever Lola wants» «Les Chevaux de Dieu» et «Much loved». Tous les films de Nabil Ayouch provoquent un électrochoc dans la société marocaine. Détresse des enfants des rues, terrorisme ou malheurs des prostituées…le cinéaste marocain interpelle sur les maux de notre société.  Il prouve que ses films ont un sens et que ceux-ci le hantent. À la suite de chaque fiction-documentaire qu’il réalise, il crée une école, un centre pour les jeunes : «Fondation Ali Zaoua» et «Les étoiles de Sidi Moumen» pour que ces réalisations aient un sens dans la vie réelle. Il ne se contente pas des strass et paillettes, même s’il le fait bien à Cannes ou dans tous les festivals internationaux où il représente le Maroc.  Lors de la cérémonie de remise des insignes des arts et des lettres, mardi dernier,  il a dédié  son prix à l’ensemble des cinéastes marocains et acteurs de la culture au royaume, tout en ayant une pensée particulière pour les enfants du centre culturel «Les étoiles de Sidi Moumen» qu’il a fondé avec l’artiste et écrivain Mahi Binebine, et qui œuvre à donner aux enfants de ce quartier un accès à la culture de proximité. Il a précisé que la culture représentait pour lui «des fenêtres sur le monde», avant de conclure sur son souhait de voir un jour un enfant du quartier de Sidi Moumen également fait Chevalier des arts et des lettres de la République française. 

Hicham Lahlou

Le design à la conquête du monde

Architecte d’intérieur et designer urbain, Hicham Lahlou est considéré comme le précurseur dans ces domaines au Maroc. Il développe des lignes de mobilier urbain pour les plus grandes villes du royaume, participe à de nombreux concepts d’hôtels, plateaux de bureaux, identités de marque, de packaging, d’architecture commerciale ainsi que de design stratégique. Il se forge un nom dans le design mobilier, d’arts de la table et d’objets en signant des collections pour de grandes marques internationales. Ses créations raffinées sont toujours imprégnées de références culturelles et identitaires, subtilement intégrées dans des lignes modernes. En 2015, il fête ses 20 ans de parcours, dont 15 à l’international.
Celui qui rêve de créer une montre qui aurait le pouvoir d’arrêter le temps a pour modèle le héros Ulysse, le designer allemand Peter Behrens ou
encore le Franco-américain Raymond Loewy. 


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