Maroc

Investissements publics : les modalités de déploiement sous la loupe

Les budgets, alloués aux programmes prioritaires, doivent être déployés selon une approche régionale. Les dépenses d’investissement des établissements publics devront accuser une hausse de 13% .

La continuité des projets, financés par le Budget de l’État sont en tête de liste des préoccupations de l’ensemble des départements ministériels à l’entame de cette année 2021. Plusieurs conditions ont été fixées en vue de l’obtention du concours budgétaire de l’État, des établissements publics et des collectivités territoriales. Au sommet des exigences se trouvent «la création de l’emploi, l’impact sur la résorption des inégalités spatiales, ainsi que la lutte contre l’impact économique de la Covid-19». La répartition des dotations, qui seront injectées durant l’année 2021, devrait atteindre 85 MMDH pour l’État, 81 MMDH pour les établissements publics et enfin 18 MMDH qui sont incluses dans les budgets des collectivités territoriales. L’apport du Fonds Mohammed VI pour l’investissement sera, quant à lui, crucial dans l’optique d’assurer soit le démarrage soit la continuité des projets qui connaissent des difficultés. Il faut dire que les dotations, qui seront déployées par les entreprises publiques, devront connaître une hausse de 13% en 2021, ce qui représente plus de 35% du total des investissements publics. La feuille de route de l’Exécutif a pris en compte la baisse des recettes fiscales des collectivités territoriales. «Les dotations, prévues pour les quatre catégories des collectivités territoriales, doivent renforcer les efforts déployés par le gouvernement pour la mise en œuvre des lois organiques relatives aux régions, préfectures, provinces et aux communes, spécialement celles relatives aux ressources financières supplémentaires», indique l’argumentaire de l’Exécutif. À noter que la moyenne d’exécution des dépenses publiques a connu une nette évolution durant les trois dernières années, et qui atteint actuellement plus de 77%.


Une forte orientation régionale
La principale équation à résoudre se rapporte à l’amélioration de la contribution des régions au PIB. Le diagnostic, qui a été réalisé, montre que plusieurs projets en cours devront élargir le cercle toujours réduit des régions qui contribuent le plus dans l’économie du pays. La carte des projets pour l’année 2021 a été instaurée selon une logique «de réorganisation des priorités des dépenses, en vue d’avoir des marges budgétaires qui permettront de financer les projets, dont les études ont démontré qu’ils ont un impact direct sur la création de l’emploi et la mise à niveau de la production locale», précise la feuille de route du gouvernement. Les principales mesures qui seront mises en œuvre concernent, quant à elles, le pilotage des opérations d’investissement, ainsi que «la mise en place des modalités communes en vue de faciliter le pilotage centrale des investissements, de même que le cadre légal qui régit cet aspect sera renforcé», indique la même source. Pour les grands projets, un seul mode sera adopté pour l’ensemble des chantiers, avec une approche des risques qui sera également renforcée. Jusqu’à présent, les projets phares qui seront soumis aux nouvelles modalités de gestion ont été identifiés, en vue de respecter les délais de leur réalisation. À noter qu’en dépit d’une forte concentration régionale, le foncier, mobilisé pour l’investissement, cible les secteurs qui ont été touchés par la crise. La crise engendrée par la pandémie de la Covid-19 devra, de son côté, renforcer la convergence des actions des CRI avec la Direction des domaines relevant de l’Exécutif dans l’optique de capitaliser sur les avantages octroyés aux régions dans le domaine de l’investissement.

Un nouveau système pour optimiser les coûts

La mise en œuvre des procédures de dématérialisation des documents comptables de l’Etat représente un enjeu majeur pour l’optimisation des coûts et des délais. Pour les partenaires de l’Etat, le passage à ce nouveau stade de la dématérialisation serait synonyme d’une visibilité suffisante sur le déroulement de l’ensemble du processus, notamment les informations fiables et disponibles en temps réel. À noter que le portal des marchés publics, qui est mis sous le contrôle de la TGR forme la base de données qui propose des outils de consolidation des informations pour les ordonnateurs, de même que le portail devra à terme servir de base à la mise en place d’un observatoire national de la gestion de la commande publique. Pour l’État, les nouvelles mesures restent un vecteur de transparence de la commande publique, sans oublier la mise en œuvre des principes régissant la gouvernance des services publics.

Younes Bennajah / Les Inspirations Éco

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