Maroc

Indice mondial de l’innovation : le Maroc améliore son scoring

Le Maroc est classé 75e sur la liste des 131 économies évaluées dans le cadre de l’Indice mondial de l’innovation. Classé au 8e rang parmi les 29 pays de la catégorie des économies à revenu moyen-inférieur, et à la 10e place dans les 19 pays de la région MENA, le royaume doit toutefois déployer des efforts pour améliorer certains indicateurs et gommer ses faiblesses.

L’Indice mondial de l’innovation (GII), publié récemment par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’Université Cornell et l’Institut européen d’administration des affaires (INSEAD) sur le thème «Qui financera l’innovation», a livré son classement 2020. Il place le Maroc au 75e rang sur la liste des 131 économies évaluées. C’est mieux qu’en 2018 (76e), mais moins bon que l’année dernière (74e). Cela étant, sur bien d’autres critères, le royaume est somme toute bien positionné. En effet, il se classe au 8e rang parmi les 29 pays de la catégorie des économies à revenu moyen-inférieur, et à la 10e place dans les 19 pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA). Autre bonne nouvelle, pour la troisième année consécutive, le Maroc obtient de meilleurs résultats en termes d’Outputs de l’innovation (classé 69e) que d’Inputs (classé 85e). Cela veut notamment dire que le pays parvient chaque année à mieux transformer les investissements effectués dans l’innovation en produits et services concrets.


Une performance supérieure aux attentes…
Sur ce plan, les prouesses réalisées sont telles que les conclusions de l’édition de cette année révèlent que la performance du Maroc dans cet indice est supérieure aux attentes quant à son produit intérieur brut (PIB) et à sa croissance économique. Le Maroc s’illustre dans la composante des Actifs immatériels (classé 43e) : le royaume se classe notamment à la 45e place dans l’indicateur relatif à la Valeur des marques et maintient son rang dans le top 10 des Designs par origine et PIB. Le Maroc a aussi gagné six places (classé 60e), par rapport à l’édition précédente, dans la composante Produits de la connaissance et technologie, et ce grâce aux meilleurs scores enregistrés dans les indicateurs concernant les demandes déposées selon le traité de coopération en matière de brevets (PCT) par origine et PIB (classé 61e) et l’exportation des services TIC où il est classé 24e. Bref, les promoteurs du GII ont remarqué que, cette année, le Maroc est parvenu à dégager six points forts parmi les sept piliers de l’indice. En matière d’Institutions, le royaume se classe 77e grâce à sa position enviable (41e) sur la Facilité de création d’entreprise. Sur le capital humain et recherche, il est monté à la 81e position en raison de ses bons indicateurs de Dépenses d’éducation (34e) et de Financement gouvernemental/élève (5e). Dans l’Infrastructure, le royaume est classé 71e, un score tiré par les indicateurs Formation brute de capital fixe (19e) et PIB (24e). En matière de sophistication du marché, le royaume est également passé au 88e rang grâce ses points forts en matière de Crédit domestique au secteur privé (33e) et de Facilité de protection des investisseurs minoritaires (36e). Dans le domaine des Résultats de la connaissance et de la technologie, le Maroc est classé 60e grâce à ses bons indicateurs concernant la Haute et moyenne technologie de fabrication (29e) et les exportations de services TIC (24e). Pour ce qui est des Produits créatifs, le royaume a également amélioré sa position en devenant 75e cette année. La raison : l’indicateur Dessins et modèles industriels par origine est un vrai point fort pour le pays, puisqu’il occupe la 10e place mondiale sur ce critère de créativité.

… Mais encore des efforts à déployer
Malgré tous ces bons résultats, il y a encore des efforts à déployer pour améliorer certains indicateurs moins performants pour le Maroc. C’est le cas des classements concernant le Perfectionnement des affaires autour de l’innovation (107e), de la Collaboration entre les entreprises et les universités (117e) et de l’Exploitation de la connaissance (110e). Ceci, sans oublier les faiblesses identifiées par les promoteurs de l’Indice mondial de l’innovation (voir encadré). En attendant leur résorption par les pouvoirs publics, rappelons que le Global Innovation Index est élaboré depuis 2007 par l’OMPI, l’Université Cornell et l’INSEAD. Il s’agit d’un outil de mesure des capacités et des performances des pays en matière d’innovation à travers une analyse quantitative et qualitative de 80 indicateurs couvrant les principaux aspects de l’innovation. 

Les faiblesses de l’innovation au Maroc selon le GII

Le Capital humain et recherche (81e) présente des faiblesses dans les indicateurs des échelles du Programme international pour le suivi des acquis (PISA) en Lecture, mathématiques et science (75e), Entreprises mondiales de R&D (42e) et Classement des universités QS (77e) ;
L’Infrastructure (71e) affiche des faiblesses dans l’indicateur Performance logistique (103e).
La Sophistication du marché (88e) montre des faiblesses dans les indicateurs Facilité d’obtention de crédit (101e) et Venture opérations en capital (81e).
La Sophistication des entreprises (107e) montre également des faiblesses dans les Liens d’innovation (117e), l’Absorption des connaissances (110e), l’Emploi à forte intensité de connaissances (110e), la Collaboration de recherche Université/Industrie (113e) et les Accords de joint-venture/alliance stratégique (105e).
Les Sorties créatives (75e) révèlent les faiblesses de l’indicateur Marché du divertissement et des médias (58e).

Aziz Diouf / Les Inspirations Éco

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