Maroc

Immobilier : Agenz.ma démystifie les tendances du marché

Les tendances du marché immobilier ont été traitées en profondeur par la startup marocaine agenz.ma, dans le cadre de l’Argus de l’immobilier édité par notre confrère «Challenge».

Les crises sanitaire et économique désenchantent les acteurs de l’immobilier, mais pas qu’eux puisque les particuliers sont également déboussolés. C’est ce qui ressort de l’Argus de l’immobilier de «Challenge», réalisé en partenariat avec agenz.ma, l’unique start-up au Maroc et en Afrique à avoir développé une approche innovante dans le secteur de l’immobilier, tout en le traitant en profondeur.

Pour ce qui est du comportement du marché de l’immobilier, Malik Belkeziz, PDG d’agenz.ma, est clair : «Le bon moment c’est maintenant». Il argumente en assurant qu’«on sait que les prix resteront orientés à la hausse malgré les facteurs immobilisant la dynamique du secteur et au regard des constats des agences immobilières dans les grandes villes qui prévoient une année 2023 reconfigurée et incertaine, où il y aura des gagnants et des perdants». Une fois la crise sanitaire atténuée, promoteurs et particuliers pensaient que l’immobilier ‘’atone’’, à l’arrêt durant bien des mois, inverserait la tendance en 2021, et bien plus en 2022. Mais ce n’était pas le cas, la crise économique et la guerre en Ukraine ont encore enfoncé davantage le secteur. Les promoteurs subissant l’inflation des intrants et, de ce fait, freinent le lancement de leurs chantiers de construction.

De leur côté, les particuliers ne comprenant pas pourquoi les prix ne sont pas érodés par la conjoncture et que la spirale inflationniste des prix persiste, alors que des stocks d’invendus de biens neufs sont là, que des biens anciens ont des difficultés à trouver preneur.

Dans ces circonstances moroses, les prix continuent de grimper, depuis 2009 (chiffres Argus 2009 de Challenge), passant souvent, pour un appartement, du simple au double en 2022 (chiffres Argus 2023). Une tendance qui vaut pour les trois autres grandes villes du Royaume où l’immobilier a explosé ces dernières années : Rabat, Marrakech et Tanger.

Pour sa part, la capitale économique, Casablanca, moteur du marché immobilier national, voit ses prix enregistrer des tendances des plus élevées. Il est expliqué aussi par la startup que les tendances des prix sont à relativiser selon les territoires, même si le contexte de crise touche l’ensemble du pays. Il est clair que les prix du mètre carré d’un appartement dans des régions comme celles de Casablanca-Settat et de Rabat-Salé-Kénitra ne se situeront jamais en dessous de 10.000 DH/m² pour les deux capitales qu’elles abritent. Les écarts territoriaux sont plus ou moins importants, la moyenne par région du prix le plus élevé et le plus bas en atteste.

Sanae Raqui / Les Inspirations ÉCO

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