Maroc

Gaz butane, sucre, céréales: Les principaux indicateurs

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Les données des neuf premiers mois de l’année, à propos de la charge des trois produits subventionnés, que sont la farine, le sucre et le gaz butane, montrent que les indicateurs de la compensation de ces produits de première nécessité restent inquiétants pour l’équilibre financier de la Caisse de compensation durant le prochain exercice budgétaire

L’engagement qui a été formulé par l’Exécutif devant les députés, sur la nécessité de continuer le soutien des prix de première nécessité, a été accompagné d’une série d’indicateurs qui ont été examinés par les députés durant l’étape de la première lecture du PLF 2022. Ainsi, plusieurs données montrent que le Maroc a réussi à absorber le choc subi en 2020 en raison de la flambée des prix sur le marché mondial ainsi que des fluctuations des prix engendrées par les perturbations des chaînes d’approvisionnement. Le rapport final de la Commission des finances au sein de la Chambre des représentants laisse aussi dégager une nette orientation vers la stabilisation des prix de grande consommation, en tant que principale variable dans le soutien au pouvoir d’achat des ménages durant la prochaine année.


Les principaux indicateurs du gaz butane
Au titre des trois premiers trimestres de cette année, la charge prévisionnelle de subvention du gaz butane pourrait s’élever à 9,9 MMDH, contre 6,9 MMDH, soit une hausse de 43%, au moment où le soutien mensuel du gaz butane a oscillé entre 921 et 1.374 DH. Durant les neuf premiers mois de cette année, la part subventionnée du gaz butane a enregistré plus de 54%, avec un pic de 64% du prix réel qui a été calculé pour le mois de septembre 2021. La structure des importations nationales a connu, pour sa part, des changements permanents, en vue de pouvoir satisfaire la demande et l’approvisionnement des stocks nationaux. Les données finales du rapport parlementaire élaboré, suite au vote du budget par la Chambre des représentants, montrent que la demande nationale de gaz butane a connu une ascension importante avec la consommation de 222 millions de bonbonnes de 12 kg en 2020. «Le Maroc est positionné dans le 7e plus grand marché résidentiel dans le monde, de même que ce classement est expliqué par les grandes disponibilités et accessibilité du gaz butane aux citoyens», précise l’argumentaire du gouvernement. «Les Marocains bénéficient de l’un des prix les moins élevés dans le monde pour le GPL», insiste le diagnostic remis aux parlementaires.

Le soutien au sucre ne fléchit pas
Pour couvrir la différence des prix du sucre, les efforts déployés visent à améliorer le seuil de la contribution nationale dans le circuit de la commercialisation. Ainsi, le taux de couverture de la consommation par la production nationale est passé à 44% en 2020, avec une baisse de six points en 2019. «Le résultat direct de la régression de la production nationale en sucre, c’est le creusement du déficit ainsi que la flambée des importations», indique le bilan remis aux députés. En plus de la hausse du taux de couverture des importations, qui atteint actuellement 56%, la charge de subvention du sucre s’est élevée à plus de 3,2 MMDH. «Sur la base des prévisions de consommation qui ont été établies, la charge de soutien du sucre raffiné pourrait s’élever à 2,6 MMDH au titre de la période janvier-septembre 2021, soit une hausse importante de 6%», indique les données de l’Exécutif. Pour la subvention à l’importation, et malgré l’augmentation ayant marqué les importations nationales, la situation favorable des cours mondiaux a permis de neutraliser son impact sur la charge de compensation. La subvention à l’importation est passée à une restitution en faveur de l’État de 305 MDH.

céréales : une enveloppe  de 1,4 MMDH
En 2020, la charge de compensation du blé tendre et de la farine s’est située à hauteur de 1,2 MMDH, soit un recul de 5% suite à la baisse de la prime de collecte et de magasinage du blé tendre en raison du niveau baissier de la collecte. Pour les 9 premiers mois de l’année, l’enveloppe de compensation relative au blé tendre et de la farine pourrait s’élever à plus de 1,4 MMDH, dont 428 MDH qui ont été alloués à la subvention du blé tendre importé depuis le début de l’année et jusqu’à mi-mai 2021. Les importations de blé tendre, au cours de la campagne 2020-2021, tournent autour de 40 Mq, marquant une progression de 15%. «Ce fort rebond s’explique nettement par la contraction de la production nationale du fait du climat tendu et des outils mis en place par le gouvernement ayant encouragé ces opérations», indique l’argumentaire de l’Exécutif. Au terme de la période de janvier à la mi-mai, les droits d’importation ont été suspendus, avant d’être relevés à 135% afin de favoriser la collecte du produit», indique le diagnostic réalisé pour l’impact du dispositif prévu en vue de la stabilisation des prix des céréales. Selon les données de l’Office national interprofessionnel des céréales et des légumineuses (ONICL), les 154 minoteries actives, dont 128 spécialisés dans le blé tendre, ont une capacité d’écrasement annuelle de 106 Mq, dont 85% dédiés au blé tendre. «S’agissant des écrasements effectués au titre de la campagne agricole, 80% des écrasements réalisés ont porté sur le blé tendre, avec une capacité d’utilisation des minoteries industrielles qui n’arrive pas encore à dépasser 52%.

Younes Bennajah / Les Inspirations ÉCO

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