Maroc

Fès-Meknès : plus de 55 MDH pour appuyer les activités de substitution industrielle

La Chambre de commerce d’industrie et de services (CCIS) Fès-Meknès vient de voter un projet visant la création d’un fonds dédié à l’appui aux activités de substitution industrielle. Doté d’une enveloppe de plus de 55 MDH, ce fonds permettra d’encourager et de soutenir les investissements dans les activités industrielles qui contribuent au remplacement des produits importés par des produits locaux.

La Région Fès-Meknès va se doter, très bientôt, de son propre fonds régional d’appui aux projets d’investissements industriels dans la région. C’est ce qui ressort de la dernière assemblé de la Chambre de commerce d’industrie et de services (CCIS) Fès-Meknès qui vient de voter à l’unanimité un projet visant la création d’un fonds dédié à l’appui aux activités de substitution industrielle. Doté d’une enveloppe de plus de 55 MDH, ce fonds est créé, en partenariat, entre le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, la wilaya de la Région Fès-Meknès, le conseil régional, le CCIS et le CRI Fès-Meknès. Ce nouveau projet de partenariat mise sur les multiples atouts concurrentiels de la région, dont l’importance du tissu industriel régional, l’abondance de ressources humaines qualifiées et l’existence d’une infrastructure économique importante.


En effet, la région compte encourager les investissements dans les activités susceptibles de réduire sa part d’importation des produits, ce qui va lui permettre de satisfaire à la fois la demande sur les marchés régional et national.

«Cet accord vise la création d’un fonds régional pour encourager et soutenir les investissements dans les activités industrielles qui contribuent au remplacement des produits importés par des produits locaux, et ce, afin de répondre aux besoins du marché régional et national», précise Badr Tahiri, président de la CCIS Fès-Meknès.

Les investissements, attendus dans les activités de substitutions industrielles, auront également un impact important sur la création d’emplois et le développement du tissu industriel régional, outre l’amélioration de la balance commerciale nationale. Il s’agit d’un mécanisme d’incitation pour drainer plus d’investissements dans les activités de substitution industrielle dans la région. Ce nouveau fonds permettra d’apporter un soutien financier au profit des projets d’investissement ciblés selon les trois axes, à savoir, un soutien pour l’acquisition des machines et équipements industriels, le financement des frais d’études et d’expertise technique, et enfin, un financement pour soutenir la formation des ressources humaines nécessaires aux projets industriels. Il faut noter que dans la nouvelle stratégie de relance industrielle, le Maroc aspire désormais à substituer près de 83 MMDH d’importation, au lieu des 34 milliards annoncés initialement en septembre dernier par le ministre de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy. Huit filières stratégiques, qui concentrent 92% des 34 milliards, sont déjà identifiées. Parmi ces filières, on trouve le textile (10,6 milliards), les transports (5,1 milliards), les industries mécaniques et métallurgiques (5 milliards), la plasturgie (3,3 milliards), l’électrique-électronique (2,1 milliards), l’agroalimentaire (2 milliards), la parachimie (2 milliards) et le cuir (1,1 milliard). La révision à la hausse de la production locale en substitution aux importations est due essentiellement aux bons résultats affichés jusqu’ici par la banque de projets, un des piliers de la stratégie de relance industrielle post-Covid-19.

Mehdi Idrissi / Les Inspirations Éco

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