Maroc

Fès-Meknès : La commune mobilise les architectes

Près de 300 participants ont débattu le rôle de l’architecte dans la régionalisation avancée. L’Ordre des architectes a présenté la vision urbanistique 2030 de la région Fès-Meknès. Le projet de loi 66-12 relatif au contrôle et à la répression des infractions en matière d’urbanisme et de construction a été au centre du débat.

Près de 300 participants étaient au rendez-vous, ce vendredi, lors de la rencontre-débat organisée par le Conseil régional de l’Ordre des architectes centre nord à la ville de Fès, sous le thème : «L’architecture et la régionalisation». Présentant la vision urbanistique 2030 de la région Fès-Meknès, les membres de l’Ordre des architectes de la Région ont exposé le projet «9 Villes 9 Parcs», qui se décline en modèles architecturaux de 9 parcs réalisables dans la région. L’ambition des urbanistes de la Région est de réfléchir le développement de l’habitat dans le cadre d’une vision commune et concertée entre les conseils élus de la Région et l’Ordre des architectes. Lors de son intervention, Mohand Laenser, président de la région, a expliqué que l’article 7 de la loi 47-96 définit un ensemble de compétences propres de la région qui concourt à l’aménagement de l’espace.

Il s’agit, entre autres, de l’élaboration d’un schéma d’aménagement du territoire, ainsi qu’à la veille à la préservation et à la promotion des spécificités architecturales régionale». Pour lui, «l’aménagement du territoire va au-delà d’un simple projet d’aménagement de l’espace, c’est le cadre nécessaire à l’efficience des décisions prises pour un développement équilibré ainsi que pour le développement de la compétitivité de la région».

De son côté, El Azami El Idrissi, maire de la ville, a demandé aux architectes de «balayer devant leurs portes» pour éviter les mauvaises pratiques dans ce métier. Il a précisé que «l’architecte représente aujourd’hui un acteur principal dans la prise de décision au niveau régional. D’où l’importance de la mise en place d’un partenariat entre la commune et l’Ordre des architectes dans la région». Fouad Serrhini, architecte et directeur général de l’ADER-Fès, a, pour sa part, fait le point sur les programmes menés dans la Medina de Fès. «D’autres épreuves nous attendent sur plusieurs sites.

II faut donc préparer les compétences appuyées par une bonne dose de militantisme et de citoyenneté», précise-t-il. Cela étant, il faut rappeler que le projet de loi 66-12, relatif au contrôle et à la répression des infractions en matière d’urbanisme et de construction a créé tout un débat dans le milieu des architectes. En effet, le nouveau texte prévoit des amendes allant de 2.000 à 20.000 DH pour les modifications de toute nature apportées à la façade d’une construction sans autorisation préalable. Ce n’est pas tout, puisque l’article 78 du même projet de loi considère comme complice toute architecte qui n’avise pas les autorités dans un délai de 48 heures, des infractions commises par son propre client, et sera exposé aux mêmes sanctions. 

Taher Amrani,
Président du Conseil régional de l’Ordre national des architectes à la ville de Fès

Comme toutes les professions libérales, le métier d’architecte a ses propres difficultés que l’on doit surmonter, et surtout, les mauvaises pratiques de certains professionnels du domaine. Il faut noter que notre métier est de plus en plus acculé par de nouveaux ébranchages au niveau de la formation, de la commande et bien d’autres aspects. Les acquis ne sont ni éternels ni protégés. Alors qu’aujourd’hui, les contours des responsabilités de la chose publique se redessinent, le corps des architectes est appelé à se faire mieux connaître, se repositionner, s’attribuer le rôle qui lui est consenti à côté des autres acteurs. II est appelé à faire surgir un vrai débat sur les questions architecturales et urbaines et le faire porter par les différentes composantes de la société. Qu’il soit dans le secteur public ou privé, l’architecte doit connaître une amélioration de son statut au sein de la société. Dans ce sillage, l’Ordre régional des architectes a pour mission d’assurer la sauvegarde des principes et traditions de moralité, de dignité, de prospérité qui font l’honneur de la profession d’architecte. Il doit aussi veiller au respect par ses membres, des bons règlements et usages qui régissent l’exercice de la profession. Par ailleurs, notre Conseil a toujours développé des relations avec ses partenaires et a toujours accompagné les pouvoirs publics dans toute action visant le développement de l’avenir de nos villes et l’amélioration de notre cadre bâti.

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