Maroc

Fès-Meknès : de grands projets d’investissement dans la région

Le comité de supervision et de contrôle de l’Agence régionale d’exécution des projets de la Région Fès-Meknès (AREP-FM) s’est réuni dernièrement au siège de la région pour valider et arrêter les crédits alloués aux projets qui sont programmés pour l’année 2021. Cette agence, considérée comme le bras exécutif du conseil régional, a validé le budget global pour l’exercice 2021 (de fonctionnement et d’investissement), qui s’élève à 277,48 MDH répartis entre l’investissement (261,55 MDH) et la gestion (15,93 MDH). Pour ce qui est de la réalisation des projets, le comité a approuvé la mobilisation de 252,99 MDH dédiés au lancement de 36 projets. Parmi ceux-ci, 34 projets d’une enveloppe budgétaire de 251,19 MDH ont été programmés dans les provinces de Boulemane, El Hajeb, Taounate, Sefrou et Taza et la préfecture de Meknès, pour l’amélioration de l’infrastructure routière. Deux autres projets d’adduction en eau potable d’un investissement de 1,8 MDH seront également mis en place dans la province d’El Hajeb. Ces projets s’inscrivent dans le cadre du programme de réduction des disparités sociales et spatiales en milieu rural.

Selon les responsables de l’AREP, «un total de 81 projets d’un investissement global de 608,65 MDH sont en cours de réalisation dans la Région Fès-Meknès». Sur les projets programmés, 74 projets d’un montant de 339,91 MDH ont été achevés.


Depuis 2017, les crédits affectés par le Conseil de la Région Fès-Meknès à l’AREP pour la mise en œuvre de projets de développement dans les différentes préfectures et provinces de la région concernent l’infrastructure routière (70%), l’eau potable (20%) et l’électricité (10%). Sur l’ensemble des projets, 30% ont été achevés, 50% sont en cours de réalisation et 20% en phase d’étude. L’AREP-FM est un établissement public créé auprès du conseil régional, cet organe répond généralement au souci majeur du législateur qui est d’attribuer des pouvoirs assez étendus aux régions en les positionnant en tant qu’acteurs de premier plan de développement économique dans leurs territoires respectifs.

Dans ce cadre, il a été indispensable de renforcer ses capacités de gestion, des projets notamment, par le biais d’un organe performant échappant aux méfaits des enjeux politiques et des chevauchements entre le volet stratégique et décisionnel d’une part et le volet opérationnel et exécutif d’autre part. Cette séparation ou bien spécification des attributions est instaurée dans le but de permettre à la région de ne pas avoir les lourdeurs et les soucis de la gestion administrative et technique, notamment les projets d’investissements qui seront de grande envergure, et également avoir l’aisance d’attirer des profils spécialisés grâce à la contractualisation tout en obéissant à une logique de rentabilité. Dépourvu des problèmes dont pâtissent les administrations locales, comme une masse salariale très lourde, un faible taux d’encadrement et une inadéquation poste-profil, cet organe est en passe de se constituer sur des bases solides en adoptant une organisation à même de prendre en charge ses missions et de répondre aux attentes du conseil régional.

Mehdi Idrissi / Les Inspirations Éco

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