Maroc

Enseignement : fin du bras de fer ?

Le chantier de l’éducation est en plein essor avec, au premier rang, la réforme de l’école publique. Mais pas que ! Le gouvernement a pu trouver une solution au conflit avec les professionnels de l’enseignement.

Ainsi, un accord portant statut unifié pour tous les fonctionnaires du secteur de l’éducation, a été signé, à Rabat, entre le gouvernement et les syndicats de l’enseignement les plus représentatifs dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la réforme de l’école publique 2022/2026.

Création de débouchés
Cet accord se décline en deux volets. Le premier porte sur les questions et dossiers qui ont fait objet d’un accord, alors que le second concerne les engagements des deux parties. Ainsi, le premier volet a trait à la préservation des acquis, dont le maintien des cadres actuels, tout en œuvrant à la création de nouveaux cadres mais également à l’unification de l’évolution des carrières pour tous les cadres, et à la création des débouchés et des passerelles entre ces différents cadres et instances.

L’accord concerne également la mise en œuvre d’une nouvelle ingénierie pédagogique qui réalise la complémentarité et l’harmonisation entre les différentes instances, garantissant ainsi les principes de mérite et d’égalité des chances entre les fonctionnaires. Il s’agit aussi de l’amélioration de la situation professionnelle, sociale et morale de tous les fonctionnaires ainsi que l’évaluation de la performance professionnelle basée sur des critères objectifs et mesurables.

Figure également le fait de moraliser la pratique professionnelle au sein du système éducatif, de sécuriser le temps scolaire et le temps d’apprentissage, d’instaurer un nouveau statut pour motiver l’équipe pédagogique et administrative méritante au sein des établissements publics d’éducation et d’enseignement, et enfin d’inclure les tâches de l’administration pédagogique et scolaire au sein des dispositions du nouveau statut. Une première, le nouveau statut fixera les objectifs d’amélioration et qualification des performances du corps enseignant, et ouvrira des perspectives d’évolution professionnelle, en plus de soumettre tous les salariés à ses dispositions et exigences, de leur octroyer les mêmes droits et devoirs tout au long de leur parcours professionnel et d’annuler les statuts (12 régimes) liés aux cadres des Académies régionales d’éducation et de formation.

De même, le gouvernement a procédé au règlement des dossiers revendicatifs restés bloqués depuis plusieurs années et a consacré, fin 2022, environ deux milliards de dirhams, pour le règlement des arriérés d’avancement au profit de 85.000 fonctionnaires du secteur de l’enseignement.

Une réunion pour finaliser le projet de décret
Autre fait important, une réunion se tiendra, mardi 17 janvier, entre les représentants du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation et le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP). Elle portera sur la finalisation du projet de décret portant statut particulier du corps des enseignants-chercheurs. Cet évènement intervient dans le cadre de la commission conjointe entre les représentants du syndicat et les différents départements ministériels concernés, notamment le ministère de l’Enseignement supérieur et celui de l’Économie et des finances. Une occasion de discuter des textes réglementaires qui devront accompagner ce décret, fait savoir le SNESUP.

Rappel

Un accord a été conclu, en date du 20 octobre 2022, entre le SNESUP et le gouvernement, sous la présidence de Aziz Akhannouch, Chef du gouvernement. La finalité en est de renforcer les mécanismes de gouvernance des établissements d’enseignement supérieur, de motiver et renforcer l’attractivité du métier d’enseignant-chercheur, tout en facilitant l’implication des compétences marocaines à l’étranger. Il s’agit également de valoriser les efforts déployés en matière de formation, d’encadrement et de recherche, et de renforcer le rayonnement de l’université.

Kenza Aziouzi / Les Inspirations ÉCO

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