Maroc

CGEM/PLF2022. Hakim Marrakchi: « Nous espérons une réaction positive de la part de l’Exécutif »

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Dans le cadre de l’élaboration de la loi de Finances 2022, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) vient de présenter plusieurs mesures concrètes au ministère de l’Économie et des finances. Hakim Marrakchi, chef d’entreprise, président de la Commission Fiscalité à la CGEM, éclaire notre lanterne.

Comment sont accueillies ces réformes par la majorité parlementaire ?
Toutes ces propositions de la CGEM sont nommément contenues dans le rapport de la Commission spéciale sur le modèle de développement, à l’exception de la mesure de TVA sur les équipements solaires. Cette dernière mesure trouve son origine dans la volonté de corriger la mesure d’exonération totale prévue dans la loi de Finances 2021 mais qui, finalement, renchérissait le coût final au consommateur. En outre, la mesure relative aux taxes locales doit faire l’objet de décisions au niveau des collectivités locales. Nous insistons, d’ores et déjà, sur la nécessaire refonte de ces dispositions dans le sens indiqué dans le rapport de la commission spéciale, parce que les textes en vigueur constituent un frein au financement de secteurs essentiels qui sont en même temps mis en péril par la crise de la  Covid-19. Il s’agit, notamment, du secteur hôtelier et de l’industrie. Dans ces conditions, et compte tenu des annonces faites, à ce jour, nous espérons une réaction positive de la part de l’Exécutif et du législateur.


Les politiques fiscales sont aujourd’hui un élément central des politiques économiques. Pouvez-vous nous rappeler comment les propositions de réformes fiscales de la CGEM peuvent affecter l’économie dans le contexte actuel ?
L’essentiel des propositions de la CGEM sont conformes aux recommandations du rapport spécial sur le modèle de développement. Des éléments conjoncturels ont été introduits, notamment ceux relatifs au financement des entreprises. Nos propositions sont d’ailleurs développées autour des quatre axes suivants, par ordre de priorité : préserver la compétitivité des entreprises soumises à la concurrence mondiale en révisant les mécanismes et dispositifs fiscaux et douaniers et en transférant partiellement les prélèvements sociaux de solidarité du travail vers la consommation et le profit; assurer l’équilibre dans les trésoreries des entreprises tout en garantissant leurs capacités de financement et redynamiser l’investissement marocain à travers la préservation du tissu productif et l’encouragement de la préférence nationale. Enfin, il s’agit  d’instaurer les mécanismes de confiance entre le contribuable et l’administration.

Modeste Kouamé / Les Inspirations ÉCO

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