Maroc

Casablanca-Settat : le schéma de gestion des déchets “non dangereux” à l’étude

Les conclusions de la deuxième phase de préparation du Schéma régional de gestion des déchets industriels, médicaux et pharmaceutiques «non dangereux» ont été examinées par le Conseil régional de Casablanca-Settat. 

La gestion des déchets, au sein de l’ensemble des préfectures et provinces de la Région Casablanca-Settat, est l’une des questions examinées par la plus haute instance délibérative régionale, durant l’entame de cette année 2022. En effet, une réunion a été tenue, sous la présidence de Abdellatif Maâzoude, président du conseil, pour examiner l’état d’avancement de la réalisation du schéma régional de gestion des déchets (SRGD) considérés comme «non dangereux». À noter que le schéma projeté en est à sa deuxième phase de finalisation, laquelle porte sur «l’approche prospective et la fixation des scénarii de gestion des déchets industriels, médicaux et pharmaceutiques non dangereux», selon l’état des lieux qui a été établi. Cette finalisation devra tenir compte de plusieurs exigences liées au cycle de traitement des déchets. Il faut préciser que les déchets agricoles sont, également, intégrés au champ de ce schéma régional. Les principaux axes examinés concernent, pour leur part, le renforcement du volet réglementaire lié à la prévention, ainsi que la réduction de la production annuelle des déchets au niveau des unités industrielles, agricoles, et sanitaires, relevant tant du public que du privé, au sein de la région.


Le SRGD préconise, par ailleurs, la mise en place d’un système de suivi et d’information des habitants sur les dangers potentiels des déchets sur la santé publique. À souligner que la durée de ce schéma régional est de 10 années, avec des moyennes de collecte qui seront fixées en vue d’atteindre les objectifs qui seront définis par le schéma directeur en cours de finalisation. Un inventaire des sites producteurs des déchets, inclus dans le champ d’attribution du schéma, sera aussi établi, dans la fixation d’un programme d’investissement pour la mise en place des décharges contrôlées, avant le traitement final des déchets.

Pour rappel, ce projet est perçu comme un outil de planification susceptible de résoudre nombre de contraintes qui persistent dans la chaîne de traitement des déchets non dangereux, essentiellement dans les décharges incontrôlées. Les élus au sein du conseil cherchent, de leur côté, à renforcer le dispositif portant sur tout déchet issu des activités de diagnostic, de suivi et de traitement préventif, palliatif ou curatif dans les domaines de la médecine humaine ou vétérinaire ainsi que ceux résultant des activités des hôpitaux publics, des cliniques, des établissements de recherche scientifique, des laboratoires d’analyses opérant dans ces domaines et de tous établissements similaires. Les objectifs à atteindre en matière de taux de collecte et d’élimination de ces déchets dangereux englobent l’aménagement de sites appropriés, destinés à l’implantation d’installations d’élimination et de stockage, en tenant compte des lieux de production et des orientations des documents d’urbanisme. Les déchets médicaux et pharmaceutiques doivent, également, faire l’objet d’une gestion spécifique visant à éviter tout atteinte à la santé publique. Les modalités de leur gestion stipulent, dans ce registre, que le rejet, le stockage, le traitement, l’élimination ou l’incinération des déchets médicaux et pharmaceutiques sont interdits en dehors des endroits désignés par le plan directeur régional.

Younes Bennajah / Les Inspirations ÉCO


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