Maroc

Casablanca-Settat : la compétitivité, un enjeu majeur

Etape cruciale pour la Région Casablanca-Settat qui a clos la première phase de l’élaboration de son nouveau PDR. Le diagnostic des 9 rencontres consultatives a débouché sur des défis de taille. On en retient, principalement, la perte de compétitivité au niveau de Casablanca et les profondes disparités de 40 communes à Settat. 

Clap de fin pour la première étape de l’élaboration du Programme de développement régional 2022-2027 de la Région Casablanca-Settat. Les neufs rencontres de concertation, organisées ces dernières semaines, ont abouti à l’évaluation des résultats du précédent PDR (2016-2021) dont le diagnostic a été livré lors de la dernière réunion consultative, tenue le 6 juillet à Casablanca. Les premières orientations de la vision prospective du prochain PDR ont également été exposées.

En perte de vitesse
D’emblée, Abdellatif Maâzouz, président du Conseil régional, a soulevé le travail mené d’arrache-pied avec les différentes parties prenantes pour mettre en place une vision qui permettra à la région de redorer son blason. Laquelle a connu, ces dernières années, une perte de vitesse au niveau de la croissance économique. Le président de la région n’a pas manqué de rappeler que, malgré l’énorme potentiel dont regorge la Région Casablanca-Settat, la baisse de régime s’accentue, preuve en est le taux de chômage qui demeure plus élevé que le taux national.

«Le manque de compétitivité prohibe le développement potentiel de la région. Le renchérissement du coût de la vie et du foncier fait grimper les investissements du tissu économique. D’où l’intérêt d’investir dans des activités susceptibles de générer une valeur ajoutée plus importante pour garantir une croissance plus soutenue», relate Maâzouz.

Parmi les défis à relever figure le souci environnemental sur lequel le président de la région a beaucoup insisté. En effet, les chiffres officiels du département de la Santé indiquent que la région Casablanca-Settat produit, à elle seule, 50% des gaz à effet de serre.

Ainsi, le nouveau PDR prendra en compte le développement de l’économie verte, selon Abdellatif Maâzouz. Hormis la mobilité, qui n’est pas généralisée, le diagnostic affiche une disparité abyssale dans près de 40 communes situées dans la province de Settat. Outré par le constat fait au niveau des écarts sociaux, le président régional a déclaré qu’un intérêt particulier sera alloué à ces communes avec la perspective de développer des activités génératrices de revenu axées sur la mise en valeur des produits du terroir.

Cadence mitigée
Néanmoins, avant de procéder à la présentation des réalisations du précédent PDR qui se sont poursuivis, Maâzouz a dévoilé que le vote au Conseil régional du PDR 2022-2027 est prévu pour octobre prochain. D’ailleurs, la session du Conseil, tenue lundi 4 juillet, a adopté 36 conventions de partenariat pour un budget global de 1,66 MMDH. La contribution de la région étant estimée à hauteur de 689 MDH. En deux sessions (mars et juillet), ce sont un total de 26 partenariats qui ont été conclus représentant un investissement de 2,5 MMDH avec un apport de près de 500 millions de dirhams de la région.

A cet égard, Maâzouz a précisé que la liquidité pour le Maroc n’est pas une problématique. Selon lui, des institutions internationales sont prêtes à mettre la main à la poche pour soutenir des projets structurants dans la région, en citant l’emprunt octroyé à la Région par la Banque mondiale, d’1 milliard de dirhams. Cependant, il est à signaler que la dernière session du Conseil a également porté sur le Schéma régional d’aménagement du territoire (SRAT), dont l’élaboration a été achevée.

Une fois validé par le ministère de l’Intérieur, le SRAT sera accessible à toutes les parties prenantes et au grand public, selon Maâzouz, insistant sur l’importance de ce document dans la planification du développement du territoire. Ce schéma, qui apporte à la région une vision à long terme (sur un horizon de 25 ans), comprend les principaux projets structurants et les budgets estimatifs y afférents.

Concernant les accomplissements, à fin 2021, sur les 188 projets préalablement prévus dans le PDR 2016-2021, seulement 52 projets ont été concrétisés. 71 autres sont en cours d’achèvement avec un taux d’avancement de 40%. Les projets restants n’ont même pas été lancés. Dans sa globalité, l’ancien PDR, qui tablait sur budget de 115 MMDH, a mobilisé près de 51 MMDH dont la moitié a été consacrée à la mobilité et au transport, notamment, dans la ville de Casablanca.

Maryam Ouazani / Les Inspirations ÉCO

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