Maroc

Casablanca : la grande offensive universitaire pour l’adéquation entre la formation et l’emploi (VIDEO)

Au cœur du Nouveau modèle de développement, le capital humain est un enjeu crucial pour le développement du Maroc alors que jusqu’ici la question sur l’adéquation entre la formation et l’emploi reste encore ouverte, d’où la grande offensive des universités publiques de la Région Casablanca-Settat.

Le débat sur l’adéquation entre la formation et l’emploi au Maroc revient en force dans les rencontres universitaires. Intimement lié aux diplômes, aux professions et aux secteurs d’activité économique, celui-ci a fait d’ailleurs l’objet de plusieurs rencontres consultatives organisées par les Université Hassan II de Casablanca, Université Hassan 1er de Settat, Université Chouaib Doukkali d’El Jadida, Université Mohammed VI des Sciences de la santé, Université internationale de Casablanca et Université Mundiapolis de Casablanca.


Ces travaux, entamés depuis janvier 2022, impliquant l’ensemble de l’écosystème de la Région Casablanca-Settat, notamment les acteurs régionaux, économiques, sociaux, institutionnels et universitaires pour débattre et présenter leurs recommandations et perceptions sur le nouveau modèle de l’université marocaine, ont fait l’objet d’une restitution mardi 10 mai 2022 à l’École nationale de commerce et de gestion de Casablanca (ENCGC) à l’occasion des Assises régionales de la région Casablanca-Settat.

Les recommandations issues de ces rencontres ont été présentées, séance tenante, en présence de Abdellatif Miraoui, ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation, Said Ahmidouch, wali de la Région Casablanca-Settat, Abdellatif Mazouz, président du conseil de la région, Nabila Rmili, maire de Casablanca, et les présidents de six universités de la région.

Les recommandations concernent l’adaptation de l’offre de formation aux besoins de la société et des différents métiers, l’accompagnement de l’entrepreneuriat, la promotion de la recherche et de l’innovation, et la valorisation des structures de la région.

«Pour la première fois dans l’histoire de l’Université marocaine, il y a eu des rencontres régionales pour mettre la Région au cœur du dispositif universitaire afin de pouvoir répondre aux préoccupations de la régionalisation avancée comme l’a souhaitée Sa Majesté le Roi Mohammed VI», s’est félicité Abdellatif Miraoui.

Cette démarche de co-construction vient après la publication des travaux de la Commission spéciale pour le Nouveau modèle de développement dans lequel le capital humain est un axe primordial, a poursuivi le ministre pour qui, aujourd’hui, le capital humain est au cœur des préoccupations de tous les pays, y compris ceux très riches. «Nous avons la chance dans notre pays d’avoir population à majorité constituée de jeunes», a ajouté Miraoui avant d’insister sur la nécessité de former cette jeunesse pour non seulement répondre aux enjeux de développement, mais surtout développer encore plus le «vivre-ensemble et l’appartenance sociétale».

À l’issue de ces assises, plusieurs accords de partenariat ont été signés par les universités et les différents acteurs de la région. Ces accords qui ambitionnent le renforcement du rôle de l’Université en tant que locomotive du développement régional portent sur plusieurs domaines d’intérêt commun (formation, recherche scientifique, innovation et transfert technologique).

Les Assises régionales de la région Casablanca-Settat, qui se sont déroulées au lendemain du débat sur les moyens d’améliorer l’enseignement supérieur au Maroc à la Chambre des représentants, s’inscrivent dans le cadre du Plan national d’accélération de la transformation de l’ESRI (Pacte ESRI 2030). Dans le but d’inaugurer une nouvelle ère de progrès et de modernisation, de nature à propulser la qualité et l’efficience de l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (ESRI) et à en faire un levier d’accélération de la trajectoire de développement de notre pays, le ministère a mis en place le Plan national d’accélération de la transformation de l’écosystème de l’ESRI.

Intitulé Pacte ESRI 2030, il est axé sur un socle de valeurs fortes, permettant de mobiliser les acteurs et de les fédérer autour d’une vision commune partagée. Ces valeurs consacrent la transparence, l’éthique, l’excellence, la résilience par la capacitation, l’équité et l’égalité des chances ainsi que l’ouverture.

Trois leviers d’opérationnalisation de ce plan ont été identifiés et seront examinés en profondeur, à savoir la transformation numérique, l’adaptation du cadre réglementaire et la mobilisation des partenariats, et des opportunités de coopération à l’échelle nationale et internationale.

La tutelle vise à s’enquérir, au niveau des 12 régions, des perceptions des acteurs relevant de l’écosystème territorial et à faire de leurs aspirations la feuille de route du Pacte ESRI 2030.

Khadim Mbaye / Les Inspirations ÉCO


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