Maroc

Casablanca. E-sistep 2021 : un réel succès !

Eclairages, partage d’expériences réussies, opportunités de business, …  Pour les participants et spécialistes présents à la 12e édition de l’e-sistep, la diversité des sujets abordés, allant des procédés innovants et optimisation en découpe, l’emboutissage et le profilage, jusqu’aux chaînes de valeur intelligentes, a donné une lecture de cette industrie, les opportunités et les défis à relever.

La 12e édition du Salon international de sous-traitance, d’approvisionnement et de partenariat (e-sistep 2021), qui s’est tenu à Casablanca en mode hybride, a fermé ses portes après trois jours intenses (du 5 au 7 octobre), marquées par six conférences et onze workshops animés par des experts et exposants des quatre coins du monde, dont les États-Unis, Hong-Kong, le Canada, Israël, la Pologne, la Turquie, l’Espagne, la France, et des milliers de followers en ligne. Par leur expertise, les intervenants ont enrichi les débats et apporté leurs précieuses contributions. Pour les exposants, l’événement a permis d’initier des collaborations qui seront certainement fructueuses. De l’avis général, cette 12e édition du salon dédié à l’industrie «a été un réel succès !». Pour ces experts, la participation à ce forum a permis de partager leur vision des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (IMME) beaucoup plus performantes et compétitives, durable et orienté vers l’avenir et l’innovation, notamment les industries 4.0, sujet sur lequel les panélistes ont longuement débattu, notamment comment y arriver ?

Le modèle canadien des IMME 4.0 a ainsi été exposé, notamment comment il s’exprime dans ce pays très innovant en matière d’IMME 4.0 et les facteurs permettant aux IMME canadiens d’être compétitifs à l’international. Cette nouvelle donne est devenue un «must have» pour que les entreprises des IMME renforcent leur compétitivité et positionnement sur le marché. Or, les aspects pratiques de l’industrie 4.0 sont encore peu connus par les entreprises du secteur des IMME. L’objectif du panel était donc de contribuer à l’accélération d’une industrie MME 4.0 au Maroc, à travers des éclairages et partages d’expériences réussies. Les opportunités de business avec les opérateurs israéliens ont été mises en avant, notamment: «Comment le Maroc peut bénéficier de l’écosystème technologique Industrie 4.0 en Israël». Suite au réchauffement des liens entre le Maroc et Israël, il s’avère que beaucoup reste encore à faire des deux côtés pour tirer le maximum de ce rapprochement, notamment en termes de business. D’où l’intérêt du workshop animé, dans l’après-midi du 6 octobre, sur cette thématique, en présence de diplomates.

Diversité des sujets abordés
Pour les participants et spécialistes, la diversité des sujets abordés, allant des procédés innovants et optimisation en découpe, l’emboutissage et le profilage, jusqu’aux chaînes de valeur intelligentes, a donné une lecture de cette industrie, les opportunités et les défis. D’autres thématiques importantes ont fait l’objet de workshops, notamment le développement actuel du marché de l’acier, ou encore la stratégie industrielle et la politique commerciale de l’Union européenne dans le contexte de la Covid-19. En effet, l’année 2020 a été marquée par la crise sanitaire causée par la pandémie, une crise qui risque de devenir fréquente avec l’apparition de nouveaux virus.

Par conséquent, l’économie mondiale a été perturbée et en arrêt partiel, en raison de modèles économiques inscrits dans la globalisation. Face à cette situation, le modèle actuel des chaînes de valeur industrielles a été remis en question et est en train de se métamorphoser en privilégiant la proximité, les solutions intégrées et le savoir-faire local. Ce qui offre de multiples opportunités que le Maroc se doit de saisir sur les chaînes de valeur industrielle mondiale. Autres sujets abordés : le rôle des startups dans le développement d’un écosystème industrie 4.0 au Maroc. Ceci est un secret de Polichinelle. Les entreprises, ayant réussi à survivre pendant la période de crise sanitaire, sont des acteurs qui ont innové au niveau des produits et du mode de travail pour acquérir, au final, une résilience forte, contrairement à plusieurs entreprises dont ce paramètre s’est affaibli davantage avec la crise, et, par conséquent, ont perdu en compétitivité et en parts de marché. Pour finir, le sujet relatif à la décarbonation des IMME a été débattu. Il s’agit de «L’hydrogène vert au service d’une industrie verte». En effet, ce «must have» est une urgence qui s’impose au secteur pour pouvoir s’exporter vers des marchés ayant fait de l’empreinte carbone des produits IMME une barrière d’accès. Pour ce faire, les opérateurs doivent agir sur leur facture énergétique, intégrer les énergies renouvelables (le solaire, l’éolien, l’hydrogène vert), et adopter les bonnes pratiques d’efficacité énergétique. Autant de mesures que les entreprises des IMME peuvent intégrer pour produire vert et assurer leurs places au niveau de marchés internationaux, dont européens. Par ailleurs, le modèle polonais de gestion innovante des infrastructures urbaines a été mis en avant, ainsi que les changements induits par l’électromobilité dans le monde de l’automobile et la mobilité urbaine.

Modeste Kouamé / Les Inspirations ÉCO

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