Maroc

Captage de naissains de moules : Agriconsulting Europe décroche l’assistance technique

L’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture compte mettre en place six projets aquacoles de captage de naissains de moules dans les régions mytilicoles du Royaume. Le marché de l’assistance technique a été confié à la société de conseil Agri consulting Europe, pour un montant de 1,4 MDH. 

Parallèlement à l’évaluation de l’aptitude des espaces terrestres littoraux à abriter des projets d’aquaculture marine dans plusieurs Régions du Royaume, l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) compte mettre en place six projets aquacoles de captage de naissains de moules dans les régions mytilicoles du Royaume. Dans ce cadre, elle a confié le marché de l’assistance technique à la société de conseil Agri consulting Europe à hauteur de ’1,4 MDH. Cette assistance technique concerne Dakhla-Oued Eddahab, Guelmim-Oued Noun, Souss-Massa, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et l’Oriental.

Pour ce qui est des zones aquacoles, il s’agit de Tinighir (Argoub) ; Cintra (baie de Dakhla-Oued Eddahab) ; R’kount (Guelmim-Oued Noun ainsi que la baie d’Imi Ouaddar), Tiguert et Douira (Agadir Souss-Massa) ; Cala Iris et M’diq (Tanger-Tétouan-Al Hoceima) ; et Ras El Ma (l’Oriental). À noter que le lancement des appels à manifestation d’intérêt pour la réalisation de projets aquacoles a mis en évidence l’intérêt croissant des investisseurs pour cette activité, et plus précisément pour la mytiliculture. En chiffres, sur 277 projets autorisés par l’ANDA jusqu’en 202, on compte 126 projets mytilicoles, soit 45.49% de l’ensemble du portefeuille de projets avec une production prévisionnelle cible de l’ordre de 45.310 tonnes et un investissement total de 664 MDH.

L’absence de semences issues d’écloseries à moules
Selon l’ANDA, en l’absence de semences issues d’écloseries à moules, le démarrage de toute activité mytilicole se fait exclusivement à partir de naissains prélevés sur les gisements naturels. Cependant, en vue de préserver les ressources naturelles et de ne plus être dépendants des ressources sauvages, les exploitants mytilicoles placent au sein de leurs fermes des systèmes de captage des larves de moules, ce qui leur assure une partie de leurs besoins en naissains. Et étant donné que le captage au niveau des fermes n’est pas toujours garanti et/ou insuffisant, la mise en place de projets industriels de collecte de naissains permettra de répondre à ce besoin tout en créant une activité génératrice d’emplois et de richesse dans ces Régions.

Dans ce sens, les objectifs de cette assistance, qui permettra la mise en place de six projets régionaux de captage de naissains de moules, contribuera à assurer le développement durable de la mytiliculture au Maroc et à la rendre indépendante vis-à-vis des gisements naturels de moules, notamment à travers la création de nouvelles activités économiques génératrices de richesse et d’emplois.

L’étude nécessitera huit mois de mise en œuvre suite à son adjudication le 24 novembre 2022. Elle porte sur trois phases essentielles, notamment le diagnostic et l’identification des besoins en naissains des fermes mytilicoles et sites d’implantation des projets de captage ; le montage technique des projets de captage ; et l’élaboration des cahiers des charges pour l’équipement et l’installation des projets de captage.

La mise en place des installations d’appui terrestres
Par ailleurs, en vue d’accompagner les investisseurs pour la réalisation de projets d’aquaculture marine dans les provinces du Sud, notamment dans les Régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et Guelmim-Oued Noun, l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) devra confier en début d’année une autre étude d’évaluation technico-économique, relative à l’aptitude des espaces terrestres littoraux à abriter des projets d’aquaculture marine.

Ladite étude a été imposée par l’intérêt manifesté par les investisseurs pour la réalisation de projets d’aquaculture marine sur des espaces terrestres, notamment dans la zone sud du Royaume. Cette étude, qui mobilisera 2,1 MDH, a pour objectif de définir des programmes d’aménagement pour la mise en place des installations d’appui terrestres en faveur des fermes aquacoles dans les deux Régions.

Pour rappel, à travers sa feuille de route, l’ANDA a priorisé l’élaboration des Plans d’aménagement aquacole (PAA), visant l’identification des espaces maritimes propices à l’aquaculture. Dans ce sens, les zones, objet de ces études visant les espaces à terre favorables à l’aquaculture marine, couvrent sept espaces d’une superficie globale de 1.351 ha dont 399 à Guelmim-Oued Noun et 951 ha à Laâyoune -Sakia El Hamra. L’étude en question nécessitera un délai global de neuf mois alors que l’ANDA a déjà réalisé une étude préliminaire visant la délimitation des espaces se prêtant à cette activité dans cette zone.

Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO

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