Maroc

Campagne électorale : Le RNI lance la guerre des bilans

Dans une rencontre pour présenter ses candidats, le président du RNI a expliqué que le report du bilan de la majorité s’explique par la nécessité d’un rééquilibrage de son contenu. Accréditations octroyées pour 89 circonscriptions et les listes des femmes et des jeunes ont encore une semaine pour être bouclées.

Le parti de la colombe a livré ce week-end à Rabat les dossiers d’accréditation aux candidats choisis pour 89 circonscriptions. Reste à doter 3 autres circonscriptions pour réaliser la pleine couverture pour les législatives du 7 octobre. Quant aux listes nationales et celle des jeunes, Mohamed Abbou, président de la Commission des candidatures a souligné que les rnsites désireux de s’y inscrire disposent encore d’une semaine pour le faire. Sur le ton de la mobilisation, Salaheddine Mezouar, président du RNI, s’est adressé en ces termes aux heureux candidats : «Les lions détenteurs de la liste de la colombe. Je connais votre capacité de convaincre. Ne répondez pas aux attaques, concentrez-vous sur l’électeur !». Peu avant le début de cette rencontre partisane, Mezouar a expliqué que la raison principale du report de la réunion de présentation du bilan de la majorité, qui était prévu vendredi dernier, consiste à rééquilibrer son contenu, car pour lui ce bilan ne doit pas être celui d’un seul parti, allusion faite au PJD.

Devant ses candidats, le chef des indépendants n’a pas mâché ses mots. Il n’a pas caché la volonté du parti d’occuper la première place, s’appuyant sur son rôle dans la stabilité gouvernementale depuis qu’il a quitté les bancs de l’opposition pour remplacer l’Istiqlal au sein de la majorité. «Depuis 3 ans que nous sommes au gouvernement, les choses ont changé. Nous avons mis fin aux escalades verbales et nous avons donné de la stabilité au gouvernement», a-t-il insisté. En effet, le RNI n’est pas un parti d’appoint, il a bien su négocier un tournant dans la vie politique en décrochant des ministères-clés dont ceux des Finances, de l’Industrie et des Affaires extérieures, sans oublier la présidence de la Chambre des députés. Pour Mezouar, le Maroc n’est pas celui de la polarité politique, il a sa spécificité qui donne droit de cité à toutes les obédiences partisanes. Et d’enchaîner que l’immunité institutionnelle du pays et sa capacité à travailler, abstraction faite des différences idéologiques, en sont le garant.

Pour Mezouar, il faut affronter la rhétorique de la séparation entre les Marocains et dans ce sens le discours politique doit être responsable. Ses priorités sont le monde rural, la culture et l’art, la lutte contre les inégalités territoriales, la précarité et la pauvreté et une nouvelle distribution des richesses. Sur un autre registre, Abbou, qui est d’ailleurs candidat au prochain scrutin, a tonné que les coups bas et ce qui est colporté au sujet du RNI n’ont pas de fondement. «Mais il y a des limites». Mezouar a été victime ainsi que sa famille de plusieurs attaques. Nous voulons lui exprimer aujourd’hui notre soutien. Pour Rachid Talbi Alami, le groupe du parti de 52 députés s’est distingué en restant en dehors de la personnification du combat politique. «Notre groupe est resté soudé dans une période difficile caractérisée par le passage de l’opposition au gouvernement», a-t-il conclu. 


Bilan des ministres RNI
C’est à Anis Birou, ministre des MRE, qu’est revenu l’exercice de présentation du bilan gouvernemental de son parti. Un exercice difficile comme il l’a lui-même reconnu puisqu’il fallait en quelques minutes présenter trois ans de travail. Il a commencé par souligner que le déficit budgétaire était de 7% en 2012 avec une économie qui risquait l’arrêt cardiaque et beaucoup de doutes chez les investisseurs. Après 3 ans, ce déficit a été ramené à 3,5%. Les délais de paiements, le climat des affaires, le décret sur les marchés publics pour plus de transparence et l’accès des PME au financement sont aussi à mettre au solde du RNI, ajoute Birou, sans oublier l’amélioration significative des avoirs à l’extérieur. La réforme de la compensation et la loi organique des Finances ainsi que les 28 MMDH déclarés dont 8 MMDH encaissés dans le cadre de la contribution libératoire, ce qui est une prouesse. Sans oublier le lancement du Plan d’accélération industrielle ainsi que les écosystèmes industriels. Idem pour l’industrie automobile qui a connu un vrai coup d’accélérateur.

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