Maroc

Agenda 2030 : Nezha El Ouafi présente son bilan d’étape

Lors du Forum politique de haut niveau sur le développement durable, la secrétaire d’État au développement durable a déclaré que le royaume a adopté, conformément à l’Agenda 2030, une approche efficiente pour la réalisation des ODD.


La Secrétaire d’Etat chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi, a pris part au Forum politique de haut niveau sur le développement durable, organisé du 17 au 20 juillet au siège des Nations Unies à New York. Intervenant lors de cette rencontre axée sur le thème «Éliminer la pauvreté et promouvoir la prospérité dans un monde en mutation», elle a indiqué que, dans le cadre de son adhésion à la nouvelle dynamique mondiale du développement durable, le Maroc a opté pour l’instauration d’un modèle de croissance économique intégré et ouvert, qui conforte son processus de transition démocratique et renforce la place du royaume sur la scène internationale dans un contexte marqué par la mondialisation. Présentant les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030, la secrétaire d’État a déclaré que le royaume a adopté, conformément à cette vision, une approche efficiente pour la réalisation des ODD.

En effet, le royaume a procédé à l’accélération de la mise à niveau de son cadre juridique et institutionnel et ce sur plusieurs plans, notamment celui législatif et juridique, à travers l’adoption de la nouvelle Constitution, qui a consacré le droit au développement durable et à un environnement sain, et la loi-cadre sur l’environnement et le développement durable, qui a institué juridiquement l’adoption par le royaume de la stratégie nationale du développement durable 2030. Sur le plan économique, le Maroc a fait le choix d’une transition vers l’économie verte à l’horizon 2030 dans tous les secteurs, notamment dans le secteur énergétique, et ce en portant à 52% la part des énergies renouvelables dans la production électrique d’ici 2030, a-t-elle précisé, ajoutant que sur le plan social, le royaume, à la faveur notamment de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), œuvre à réduire les disparités sociales, à lutter contre toute forme de discrimination à l’égard des femmes et à garantir la généralisation de l’accès à l’éducation et aux services de santé.

Sur le plan écologique, El Ouafi a fait remarquer qu’une série de programmes prioritaires, notamment le programme national d’assainissement liquide, le programme national des déchets ménagers, le programme national de prévention et de lutte contre la pollution industrielle, et le programme national de lutte contre la pollution de l’air, ont été mis en œuvre, soulignant que d’énormes ressources financières ont été allouées par le royaume à ces programmes au cours des dernières années. Et la secrétaire d’État de soutenir que l’adhésion du Maroc au processus d’accélération de la mise en œuvre des ODD a été renforcée par l’adoption en Conseil des ministres de la stratégie nationale de développement durable 2030, rappelant que cette stratégie, élaborée en concertation avec l’ensemble des acteurs (pouvoirs publics, secteur privé, représentants de la société civile), sera un mécanisme efficace pour la réalisation des ODD à l’horizon 2030. El Ouafi a par ailleurs insisté sur l’engagement du Maroc, aux côtés de la communauté internationale, dans la lutte contre les changements climatiques qui, a-t-elle rappelé, s’est manifesté par l’accueil de la COP22 en novembre dernier à Marrakech, et par l’adoption d’une économie sobre en carbone à travers la mise en application d’une politique volontariste visant à réaliser l’équilibre entre le développement économique et les émissions de gaz à effet de serre. Elle a dans ce sens fait remarquer que le royaume a été parmi les premiers pays à présenter sa contribution nationale dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat.

La ministre a en outre affirmé que le Royaume du Maroc, qui a adhéré à cette nouvelle dynamique visant à réaliser les ODD, demeure convaincu de la nécessité de la conjugaison des efforts à tous les niveaux et du renforcement de la coopération internationale, basée sur la solidarité entre les peuples, pour aller de l’avant dans la concrétisation de l’Agenda 2030 du développement. 


Des entretiens avec plusieurs responsables

En marge du forum, la secrétaire d’État chargée du développement durable a eu des entretiens avec plusieurs responsables. Avec Kossi Assimaidou et André Johnson, respectivement, ministres togolais de la Planification et du développement, et de l’Environnement, elle a conclu un accord de principe visant l’échange d’expériences et le renforcement des capacités des cadres africains dans les domaines de la protection de l’environnement et de la promotion des objectifs du développement durable. Avec le représentant du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), Ibrahim Thiaw, les discussions ont porté sur les préparatifs de l’organisation, en décembre prochain à Nairobi, de la 3e session de l’Assemblée des Nations Unies sur l’environnement autour du thème «Vers une planète sans pollution». Avec le directeur exécutif de la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale (CESAO), Mohamed Ali El Hakim, les deux parties ont examiné les moyens à même de hisser leur coopération à un plus haut niveau. Avec le chef de gouvernement de Monaco, ils ont décidé de définir une feuille de route pour renforcer davantage leur partenariat et soutenir le royaume dans l’activation du Plan national de lutte contre la pollution atmosphérique.

Rejoignez LesEco.ma et recevez nos newsletters


Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page