Maroc

Marrakech. Agence urbaine : 2020, une année studieuse

L’Agence urbaine de Marrakech a joué au niveau local un rôle fédérateur dans la gestion de la crise sanitaire. Le bilan de l’année 2020, à l’appui de chiffres, et malgré la crise sanitaire, affiche des retombées positives.

Garantir la production d’espaces durables répondant au mieux aux attentes des concitoyens, telle est la priorité de l’Agence urbaine de Marrakech (AUM). Pour ce faire, la stratégie suivie par l’agence, se veut être participative pour accompagner une dynamique socio-économique inclusive favorable à l’investissement et à la production de richesse.


L’attractivité du territoire renforcée
Malgré une conjoncture difficile liée à la propagation de la pandémie et la déclaration des mesures d’urgence sanitaire, l’AUM a continué de renforcer l’attractivité de son territoire en faveur d’un développement harmonieux et incitatif. Au niveau stratégique, les services de l’AUM participent activement à l’accompagnement de l’élaboration du Schéma régional de l’aménagement du territoire (SRAT) en collaboration avec l’ensemble des intervenants afin d’assurer la cohérence et l’adaptation des différentes orientations issues des documents d’urbanisme dans le cadre d’une vision intégrée et largement concertée.

Dans le même sens, le projet du Schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) en cours qui couvre 25 communes territoriales sur une superficie de 3245 km2 a fait l’objet de délibérations communales et a été soumis pour étude au comité central de suivi. Ce document destiné à une population estimée à 1.592.520 selon le dernier recensement, a fait précédemment l’objet d’ateliers thématiques de vulgarisation et de concertations généralisées à l’ensemble des communes concernées dans le ressort territorial de l’AUM.

Cette démarche est confortée par l’homologation de huit documents d’urbanisme en 2020. Quinze autres documents devraient être soumis à homologation en 2021, ce qui porte le nombre de documents produisant effet dans la wilaya de Marrakech à 76 documents avec un taux de couverture avoisinant les 85%. Il est à signaler que 26 autres documents d’urbanisme seront versés dans les différentes phases réglementaires cette année. Parallèlement à l’élaboration et la production de ces documents d’urbanisme, l’AUM continue d’accompagner le développement concerté de son territoire avec la réalisation d’études spécifiques destinées à mieux encadrer les interventions actuelles et anticiper les expansions à venir. Il s’agit notamment de l’étude relative à l’élaboration du «schéma d’orientation de l’aménagement de la montagne».

Qualité architectural
Parallèlement aux travaux de planification urbaine, l’AUM a diversifié son intervention dans une approche d’intégration. Ainsi, L’AUM a accompagné les acteurs institutionnels locaux en participant au pilotage de projets structurant notamment le Projet urbain d’Aït Ourir dans la province d’Al Haouz et le schéma d’orientation de l’aménagement de l’axe Imintanout-Chichaoua. Ou encore à travers l’étude de la circulation et de stationnement dans la médina de Marrakech, ainsi que la charte architecturale et paysagère de la ville. Quant à l’intervention de l’AUM dans le milieu rural, suite aux orientations du ministère de l’ATUHPV (Département de l’Habitat et de la politique de la ville), d’importants efforts sont déployés afin d’encadrer l’expansion du bâti et de répondre au mieux aux demandes d’autorisation de construire dans ce milieu. En plus des documents d’urbanisme homologués ou en cours de réalisation dans ce milieu, 45 douars couvrant une superficie de 328 ha correspondant aux communes de Saada et Souihla sont délimités au titre de l’année 2020. Cette opération a contribué à résorber sensiblement les problèmes inhérents à l’octroi des autorisations de construire en ce milieu rural. Par ailleurs, deux études structurantes en faveur du milieu rural sont en cours d’élaboration «d’identifications, hiérarchisation et développement des centres urbains émergents dans le ressort territorial de l’agence urbaine de Marrakech» et «l’études de mise à niveau des centres ruraux dans le ressort territorial de l’AUM». Dix centres sont concernés par cette étude. La dimension esthétique et paysagère occupe une place importante dans ce contexte comme en témoigne la charte architecturale de la médina de Marrakech ou encore celle d’Imlil dans la province d’Al Houz, désormais réalisée et adoptée en 2020. Une autre charte architecturale de la ville de Marrakech est aujourd’hui en cours d’élaboration.

Gestion urbaine
Comparé à l’année 2019 qui a connu 9167 instructions (pour 7426 demandes) l’année 2020, qui a souffert des effets de la crise sanitaire de la Covid-19, a réalisé 8609 instructions (pour 6748 demandes) avec un taux de 80% d’avis favorables contre 84% pour l’année 2019. Pour cette année, les opérations économiques viennent en tête des grands projets avec 73%, le reste est reparti entre villas ou autres projets d’équipement, résidentiel ou commercial etc. En milieu rural a connu 7291 instructions de dossiers en 2020, pour 8634 demandes. Les dossiers ayant un avis favorable (soit un taux de 75%) concernent le parcellaire de moins de 1000m² (86% des demandes). Concernant les projets de logement social sur un total de 11 demandes, 7 projets ont obtenu l’avis favorable. Il est à signalé que l’année 2020 est marquée par l’entrée en vigueur du nouveau RGC et la dématérialisation de la procédure de l’instruction des demandes d’autorisation à travers la de la plateforme rokhas.ma.

Gestion de la crise sanitaire. L’AUM mobilise ses partenaires

Avec la coordination de la wilaya de la Région de Marrakech-Safi, plus de 40 experts, universitaires, spécialistes, et représentants de corporations professionnelles se sont rencontrés à côté d’acteurs institutionnels et les différentes composantes du département de l’habitat et de la politique de la ville durant toute cette période pour échanger autour de thématiques diverses, contribuant à soutenir les efforts déployés par l’autorité locale pour contenir la propagation du virus et imaginer un plan de sortie de crise post-Covid-19. Organisées sous forme de webinaires, ces rencontres ont mis le focus sur l’espace public comme lieu de vie et de rencontre, sur l’économie et le développement durable. L’enjeu pour les participants était d’appréhender la production de nouveaux espaces urbains, capables de s’adapter et de faire face aux différents aléas, climatiques, pandémiques, etc.

Sanae Raqui / Les Inspirations Éco Docs

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