Maroc

Afailal : «La Police de l’eau n’est pas une nouveauté au Maroc et la sensibilisation est impérative»

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Avec 200 policiers équipés de véhicules tout-terrain et dépendant de 10 agences de bassins hydrauliques, l’Or bleu sera désormais mieux préservé des utilisations illégales et des abus des utilisateurs. Charafat Afailal, secrétaire d’État chargé de l’Eau, nous brosse le panorama dans lequel œuvrera cette «Police des eaux», opérationnelle depuis déjà 22 ans ! Les détails.


Leseco.ma : La police des eaux est un concept nouveau pour les Marocains. Pourriez-vous l’expliquer ?

Charafat Afailal : Beaucoup pensent que la Police des eaux est un nouveau corps qui a été mis en place, mais en réalité cette Police existe depuis 1995. D’ailleurs, lors de la journée d’étude du 20 décembre, il s’est agi tout d’abord de promouvoir le rôle de la Police des eaux, la doter des moyens logistiques et humains nécessaires et d’encadrer et de renforcer les capacités de ses agents. Aussi, parmi ses objectifs, il y a l’élaboration du décret d’application de la loi 36-15 et d’enrichir le projet de décret qui organise la fonction de la Police des eaux. Sinon, pour ce qui est du résultat attendu des efforts de cette police, c’est de permettre un accès équitable à la ressource «eau». Elle n’est pas là pour entraver ou bloquer les investissements, mais sa présence a pour but la réglementation et la régulation du droit d’accès à l’eau. Ce qu’il faut aussi retenir, c’est que cette Police n’a pas uniquement comme mission la protection de l’eau mais du domaine public hydraulique en général (Les ouvrages hydraulique (puits…) ; les cours d’eau naturels comme artificiels ; les plans d’eau naturels, entre autres. 

Êtes-vous optimiste quant à la réussite de ce dispositif à pallier les dysfonctionnements sur l’ensemble des régions du royaume ?

Il faut être optimiste. Toutefois, il existe bel et bien des contraintes. C’est ce que nous visons à réparer à travers le Plan que nous avions mis en place pour la promotion des rôles de chacun. Un Plan dont le but est la couverture de tout le territoire, de pouvoir également créer des passerelles avec d’autres corps, notamment la Police judiciaire. Nous comptons aussi sur l’aide de la Police de l’eau d’autres institutions dont l’Office régional de mise en valeur agricole (O.R.M.V.A). C’est par l’implication de tous les acteurs opérant dans cette ligne que nous ambitionnons d’aider cette police de l’eau à réaliser son travail en bonne et due forme. Par ailleurs, il est aussi à dire que cette police a besoin d’être protégée car ses agents sont souvent assujettis à des tentatives de violence, ces derniers ne disposant pas d’habilitation d’officier de police judiciaire (OPJ) qui permette de procéder à des interpellations. Dans ces cas-là, ils recourent à la force publique pour s’acquitter de leur mission et ceci en collaboration avec l’institution judiciaire.

Y a-t-il un élément qui pourra aider à la concrétisation effective de cette politique de préservation de l’eau au Maroc ?

La sensibilisation ! Elle sera d’une grande importance pour faire aboutir ce dispositif de préservation de l’eau dans notre pays. Il faudra que tous les opérateurs qui œuvrent dans le secteur de l’eau soient plus conscients du fait que le citoyen est le principal usager de l’eau, potable soit-elle ou autres. Alors, je pense que sans l’adhésion et l’implication effective des citoyens, tous ces efforts là seront caducs.

 

 

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